samedi 4 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : Haras national ?
Face aux carences de l'Etat, le maire a décidé d'investir les impôts locaux sur le site des Haras nationaux en lieu et place du gouvernement qui se désengage là aussi.
Les Haras nécessitent en effet des investissements pour espérer (sans garantie) continuer à exister sur Tarbes (voir article de la dépêche).
Sarkozy et le gouvernement ayant supprimé les moyens d'action de l'Etat avec le bouclier fiscal (cadeaux de 15 milliards € au plus aisés), il n'a plus les moyens d'entretenir son patrimoine.
C'est un maire UMP qui vient au secours d'un gouvernement UMP ! Le monde à l'envers !
Une autre règle libérale fixée par Sarkozy est le tranfert de toutes les compétences de l'Etat aux collectivités. Le Haras national est en effet une compétence de l'Etat.
Ceci est d'autant plus dramatique que les moyens de l'Etat viennent de ressources un peu plus justes que les moyens des collectivités.
Le maire de Tarbes ne peut renier les choix nationaux libéraux de Sarkozy. Par ses décisions il soutient la politique du gouvernement.
Il a donc décidé de faire payer aux Tarbais des investissements qui devraient être payés par la TVA ou l'impôt sur le revenu ! Cet investissement c'est 3 millions d'euros, soit 15% d'augmentation d'impôts !!! (sauf à réduire les investissements ailleurs dans la ville !)
Voilà ce que va encore nous coûter la politique de l'Etat, avec l'aide du maire !
La délibération 22, parle d'une convention portant autorisation d'occupation du domaine public (le Haras national).
Comme l'opposition l'a fort justement signalé :
Quel est le contenu de cette convention ?
Quelle assurance a-t-on du maintien de l'activité du Haras ?
Réponse du maire :
Le maire dit préférer faire payer les Tarbais avec leurs impôts locaux, plutôt que de voir le site racheté par un investisseur privé !
Cela signifie-t-il que les Haras ont décidé de partir et de trouver un repreneur privé pour le site ?
Aucun élément n'est fourni sur la pérénité du site. L'investissement sera-t-il à perte ?
Le maire souhaite signer la convention pendant Equestria pour faire un coup médiatique.
Là encore, la communication fait office d'alpha et oméga de l'action (comme Sarkozy le fait au quotidien).
A quoi bon avoir un maire UMP si le gouvernement UMP participe à l'augmentation de nos impôts, réduit ses investissements dans notre ville, détruit des emplois ?
vendredi 3 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : Comptes Administratifs
La présentation du Compte administratif 2008 de la commune a été l'occasion pour le premier adjoint de battre un record de vitesse de lecture de chiffres.
Je n'imagine pas une seconde que quelqu'un a pu suivre cette succession de données de recettes, dépenses, soldes, et autres.
Avec les documents sous les yeux, je n'y retrouvais pas mon latin puisque certains chiffres énoncés n'étaient pas dans les documents !
Dette :
On apprend cependant en étant très attentif, que la dette de la ville s'élève à 71 millions €, soit environ 1 500 € par personne !
A côté de cela, la dette par habitant pour le Conseil Général est de 400 € par habitant, soit 4 fois moins !
Ce qui n'empêche pas le premier adjoint de se vanter de chiffres excellents... et à l'occasion, le maire de critiquer la gestion du Conseil Général !
Quand on compare ces chiffres, on fait sien le proverbe : "Le maire voit la paille qu'il y a dans l'oeil du Conseil Général mais ne voit pas la poutre qu'il a placée dans l'oeil de la commune !".
Ainsi, le maire de Tarbes qui a une propension assez incroyable à critiquer la gestion du Conseil Général, ferait mieux de la prendre comme modèle.
Finalement, au niveau local comme au niveau national, la droite gère plus mal les finances publiques que la gauche. En voilà à Tarbes un nouvel exemple.
Budgets :
Le CA de la ville en recettes et en dépenses fait apparaitre un montant approximatif de 80 millions € (20 millions environ en investissement et 60 millions en fonctionnement).
Le CA du budget de l'eau s'élève en dépenses et en recettes à environ 9,5 millions € (2,5 millions d'investissement et 7 millions en fonctionnement).
Les CA du stationnement et de l'abattoir sélèvent chacun à environ 2 millions € .
Celui de la restauration collective à environ 2,5 millions €.
Et enfin le CA du budget annexe de l'arsenal s'élève à environ 6 millions € (2 millions en investissement et 4 millions en fonctionnement).
mercredi 1 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : GIAT
Après le débat avorté sur la motion consacrée aux salariés licenciés de Leclerc, le maire a continué par le GIAT.
Rappelons que la ville de Tarbes a racheté à l'Etat le site de Giat pour 3,8 millions d'euros avec un premier versement différé en 2009 pour des raisons politiciennes. (Voir article ici)
C'est ce que l'on peut appeler la double peine : L'Etat supprime des emplois à Tarbes, et en plus il faut payer pour avoir le terrain déserté par l'entreprise ! Les Tarbais paient ainsi deux fois la gestion calamiteuse de l'entreprise par l'Etat et le dossier par le maire !
Les comptes 2009, 2010 et 2011 seront ainsi plombés par le coût exhorbitant d'achat de terrains qui auraient dus être offerts à la ville si le maire avait su faire valoir à Paris les difficultés de notre ville.
Négocier c'est prendre son temps MAIS nous étions en campagne électorale. Le maire a préféré faire payer les Tarbais... Cette démarche dispendieuse avec les ressources fiscales de la ville conduit au dépeçage que l'on va voir ci-dessous !
Dépollution :
Le minimum qu'aurait dû exiger le maire est la dépollution du site par le propriétaire, c'est-à-dire l'Etat.
Toujours pressé (mais c'est facile avec l'argent des autres !), le maire a préféré acheter vite et payer la dépollution avec l'argent des impôts locaux.
Ainsi ce sont 600 000 € qui vont être engloutis inutilement pour la période 2009/2010.
D'autant qu'une phrase anodine a montré que l'estimation des coûts de dépollution étaient inconnus. En effet, suite à une question d'un membre de l'opposition, le maire a dit : "Si nous trouvons des déchets sensibles alors nous paierons la dépollution".
Le "Si" dans la phrase montre que la maire ne sait rien sur la pollution du site qu'il a fait acheté par la ville. Il y a donc de quoi être inquiet.
Oui, la dépollution est indispensable. Il fallait juste y penser avant Monsieur le maire. Nos impôts locaux vont maintenant payer votre absence de vigilance.
Vente à la découpe :
Le maire doit maintenant payer les annuités d'achat du terrain (3,8 Millions d'€).
Devant le coût énorme de ces annuités, la seule solution qu'il a trouvé c'est de vendre vite et à n'importe qui, terrains et immeubles.
La SCI RK (Allez savoir de qui il s'agit, le mystère restera entier) achète 1900 m² à 50€ le m² pour faire un hôtel. A ce prix là au centre ville, c'est cadeau !
Plus fort, la SCI Foncière CBV (Mais qui se cache derrière ces noms étranges ? Le maire ne répondra pas.), achète 5113 m² à 40€ le m² !! Il s'agirait d'une structure ludique pour les enfants. A ce prix là, les investisseurs doivent déjà rigoler de leur bonne affaire faite sur le dos des Tarbais !
Et puis, il ne faut pas lésiner avec les cadeux aux entreprises : La SCI Archyves (un peu de transparence sur la nature de ces investisseurs aurait été la bienvenue. Silence du maire...) a gagné 400 m² à 10€ le m². Même les Domaines proposaient un prix plus élevé, c'est dire !
Une SARL RESISTUD s'offre le bâtiment 470 et le terrain alentour pour 243 000 € et la Société OPTIM CONSEIL le bâtiment 380 pour 190 000 €.
Sur ces deux dossiers, le flou est total sur la surface du terrain ou du bâtiment. Devant cette absence volontaire d'informations on peut au moins être dubitatifs sur la qualité des transactions pour les Tarbais !
J'espère au moins que les investisseurs sauront remercier M. Le maire et son conseil municipal.
Mais au fait, qui se cache derrière ces investisseurs ????
Demain et les jours suivants, la suite du Conseil Municipal et sa cascade de mauvaises nouvelles.
mardi 30 juin 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : La motion
La philosophie générale du Conseil Municipal de Tarbes c'est que l'opposition crée le débat, la discussion.
La discussion est un mot un peu exagéré d'ailleurs car le maire (ou son premier adjoint, formé à la même école du mépris sans doute) ferme le débat assez rapidement par des propos souvent condescendants à l'égard de l'intervenant.
Ce CM n'a pas dérogé à la règle.
Motion pour les salariés du Leclerc :
Le maire a refusé le vote du CM sur une motion présentée par l'opposition. Cette motion faisait état du licenciement jugé abusif par l'opposition de 3 salariés. Le motif de licenciement serait leur participation à une manifestation à Tarbes.
Premier argument de mauvaise foi :
Le maire et son premier adjoint ont dit que la motion ne pouvait pas être votée car les conflits entre salariés et patrons n'étaient pas de la compétence municipale.
Il aurait été facile de leur renvoyer que c'est justement parce que ce n'est pas une compétence du CM que c'est une motion ! Dans le cas contraire il s'agirait d'une délibération normale du CM !
Ainsi le Conseil Général a voté récemment deux motions : L'une sur l'hôpital (compétence Etat), l'autre sur la couverture du territoire par la téléphonie mobile (compétence Etat / entreprises SFR+Bouyghes+Orange).
Ne souhaitant sans doute pas voter sur un texte qui touche à des amis du maire, le texte n'a pas été soumis au vote.
Deuxième argument de mauvaise foi :
Un autre argument avancé par Trémège et son accolyte était que Leclerc est installé sur Ibos... et ne concerne donc pas Tarbes... Cependant un peu plus tard dans la soirée, une subvention pour le club de volley de Odos était voté au prétexte que cela intéressait Tarbes puisque des Tarbais jouaient à Odos.
Une opposition aux aguets aurait pu signaler qu'il est certain que des Tarbais font leur course à Ibos... et donc que Leclerc intéresse Tarbes, comme le volley d'Odos intéresse Tarbes. Pour les mêmes raisons !
Suites les prochains jours avec GIAT vendu à la découpe, Brauhauban sacrifié par la crise, les haras... nationaux ?, Ecole des Arts et Céramiques et ses pertes de postes, avancement des agents (ou plutôt le non-avancement des agents qui réussissent des examens)...
lundi 29 juin 2009
Education 11 : au travail !!
Commençons par l'essentiel : La prochaine réunion du groupe éducation de la fédération que j'anime en tant que représentante de la motion E (Ségolène Royal) se tiendra :
Jeudi 2 juillet, à 18h, au siège de la fédération 65.
Vous êtes tous invités à y participer.
Depuis la réunion conférence/débat du 2 avril sur le thème des réformes dont fait l'objet le système éducatif français, en tant que membre du comité départemental des parents d'élèves à la FCPE et secrétaire fédérale chargée de l'éducation au Parti Socialiste, j' ai eu l'occasion d'assister à diverses rencontres sur le sujet.
Ces moments allaient au delà de la critique des réformes actuelles ; le PS soutient les actions des collectifs qui, depuis, se sont constitués en collectif départemental. Il reste important d'informer la population des dégât causés par l'UMP, de la métamorphose dont fait l'objet notre société, de ce que ce gouvernement entend par formation du futur citoyen.
A travers cette réunion publique du 2 avril, le PS s'associait à cette action de dénonciation. Le collectif poursuit l' information. Le politique doit proposer des alternatives : car, oui, l' éducation nationale a fort besoin de réformes, tant dans ses objectifs, que dans la formation des enseignants, que dans leur recrutement.
En réunissant en mai et en juin, comme prévu, la commission fédérale à l' éducation, j' ai aussi pu me rendre compte de l'intérêt porté par quelques militants soucieux de voir le PS se réveiller, se mettre au travail pour être force de propositions et de renouveau, dans des échanges et débats respectueux et constructifs pour l' avenir.
Nous passons à mon avis, trop de temps à décortiquer, analyser, faire des perspectives suite aux dernières élections qui nous ont été si peu favorables : plutôt que de se refermer sur nous même, allons vers l'extérieur, enrichissons nous de ce qui se fait ailleurs, construisons un autre avenir que celui qui nous est réservé avec le gouvernement actuel.
25 avril 2009 : Toulouse, colloque sur "le lycée de demain", organisé par le comité régional FCPE ;
16 mai 2009 : Bagnères, congrès départemental de la FCPE, dont interventions de professionnels : "sauvons les RASED" ;
29 mai 2009 : Saint Etienne, congrès national FCPE, centré sur le thème de "l'évaluation", sujet qui avait fortement fait débat lors de la réunion publique du 2 avril ; que de camarades socialistes rencontrés !
6 juin 2009 : Paris, assises nationales de l' éducation, à l' initiative d' un "collectif national", sur la base de l' appel de Rennes. J' y étais au titre de la FCPE, mais pas un atelier ne comptait sans un représentant socialiste à la tribune !!!
20 juin 2009 : Paris, commission nationale de l' éducation, animée par Bruno Julliard, secrétaire national à l' éducation ; 30 fédérations représentées, dont le 65 ; des débats, toujours respectueux, des pistes de travail, des revendications portées par mes soins sur l'organisation et les moyens pour travailler.
Aussi, pour rendre compte de tout cela, pour s'organiser et entamer, ou poursuivre, le travail initié par le national sur divers chantiers concernant l' éducation, la commission fédérale à l'éducation se réunit le
jeudi 2 juillet, à 18h, au siège de la fédération 65.
Vous êtes tous et chaleureusement invités à y participer ; certes, la section tarbaise a choisi ces mêmes horaires pour se réunir, parler des européennes, de l'hôpital et des salariés du Méridien, mais je reste convaincue que plus que la parole, c' est de l'action qu'il faut pour nous faire entendre, pour redevenir crédibles, et pour cela, il nous faut se mettre au travail. Et côtés actions, il y en a à organiser pour la rentrée.
Ce blog n'est pas visité que par des hauts pyrénéens ; si vous avez de contributions concrètes à apporter sur le sujet de l' éducation, n' hésitez pas à laisser vos commentaires. Mais pas sur des généralités, des valeurs, à travers nous sommes certains de nous rejoindre : en termes concrèts, du sens que l' on veut donner à l' éducation, de propositions quant à la formation, le recrutement, la petite enfance, le primaire, le secondaire, l'université....et en terme de coût aussi !!
dimanche 28 juin 2009
Aubade : Action exemplaire de Ségolène Royal
Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes,prend des mesures concrètes en faveur du personnel d'Aubade. Espérons que cet exemple sera suivi par les autres présidents de Région socialiste pour traiter des mêmes difficultés chez eux.
Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, s'est rendue, cet après-midi, à l'usine d'Aubade, à Saint Savin dans la Vienne, pour rencontrer le personnel sous le choc de l'annonce des 104 licenciements décidés sur ce site.
A l'issue de cette rencontre, Ségolène Royal a décidé de prendre des mesures concrètes, en faveur du personnel d'Aubade.
Ségolène Royal a décidé de mobiliser un groupe de salariés avec des compétences complémentaires pour étudier la poursuite d'une activité textile à Saint Savin. Jean Normand, PDG de la société Avenir Couture et Bocage Confection dans le nord Deux-Sèvres et le créateur américain Earl PICKELS, vont accompagner ce groupe de salariés pour préparer un projet de reprise de l'activité en septembre.
Ségolène Royal s'est également engagée à mettre en oeuvre des mesures d'accompagnement des salariés :
-Mise en place sur le bassin d’emploi de Saint Savin d'un dispositif de sécurisation des parcours professionnels qui permettra de garantir 90% du salaire net pendant 18 mois à tout salarié souhaitant suivre une formation.
-Aide immédiate de 5 000 euros au Comité d’entreprise pour pallier les premières urgences sociales ;
- Mise en place d’un médiateur du crédit et d’une plate-forme d'aide à l'emploi et de reconversion;
-Mobilisation du micro-crédit social avec un interlocuteur unique qui sera le Centre d'Information sur les Droits des Femmes de Poitou-Charentes;
-Mise à disposition d'un conseiller formation de la région, pour conseil, orientation et suivi personnalisé des personnes licenciées
La Présidente de Région déplore et condamne la stratégie de délocalisation en Tunisie du groupe suisse Calida Holding et elle reste fortement mobilisée contre de tels agissements qui plongent les familles dans le désarroi.
Elle demande au Gouvernement d'agir en urgence pour que les aides d'Etat comme cela est le cas pour Aubade puissent être soumises à des conditions de non délocalisation de la production et du respect du dialogue social et de la protection de l'environnement comme elle le fait dans la Région.
dimanche 21 juin 2009
Primaires à gauche pour la Présidentielle
La division de la Gauche a réussi à transformer les 60% obtenus par les différents candidats de gauche aux Européennes en une défaite !
L'UMP a réussi à transformer ses 27%, sans beaucoup de réserves possibles, en une victoire.
Changer rapidement s'impose. Changer le PS d'abord, unir le PS puis la gauche ensuite.
Garder une équipe qui perd ?...
Le PS a décidé de confier les rênes des élections régionales à deux présidents de conseils ... généraux ! (Vous vous dîtes que c'est une connerie, mais le pire c'est que vous avez raison.).
C'était une déclinaison de "On ne change pas une équipe qui perd !".
Ainsi les Régionales seront pilotées au PS par Claude Bartolone et Arnaud Montenbourg, le fameux député, président de Conseil Général qui a fait du non-cumul des mandats son lit électoral...
Ces deux-là ont permis l'élection de Martine Aubry à la tête du PS et elle devait donc bien leur confier une mission pour les en remercier... même si cela conduit le PS à une nouvelle défaite ?
Parmi ceux qui font des promesses qu'ils ne tiennent pas, le nouveau détenteur du record est Benoït Hamon. Il avait promis de quitter son poste de porte-parole s'il n'était pas élu député européen. Il a effectivement été battu en juin... et, comme Montebourg, il a fait l'inverse de ce qu'il avait promis : Il est resté porte-parole ! Et le PS s'étonne de perdre les élections ?
Primaires pour les Présidentielles :
Depuis des années, la sensibilité proche de Ségolène Royal souhaite que des primaires ouvertes à tous les sympathisants puissent disigner le futur candidat de la gauche face à Sarkozy. Sans doute le seul moyen de fédérer les énergies des sympathisants de gauche, les primaires sont pourtant combattues par ceux qui pensent avant tout à eux.
Aubry, Hollande, Delanoë, Fabius, y ont ainsi été farouchement opposés...
... mais parfois évoluent :
1/ Aubry s'obstine à ne pas vouloir ces primaires. Elle croit nous faire vibrer en disant qu'il faut d'abord un texte et ensuite un candidat (reproduisant en cela l'erreur - et la manoeuvre grossière - de François Hollande en 2005/2006 qui cherchait à apparaitre comme le leader du texte... et donc le candidat. Cela n'a permis qu'une chose : faire perdre la candidate socialiste en 2007 plombée par un texte qui ne valorisait qu'une personne : François Hollande ! Aubry veut reproduire ce shéma qui perd...)
2/ Fabius, qui n'apparait même plus dans les sondages d'opinion, serait bien évidemment éliminé par une primaire ouverte. Les modalités - voir plus bas - montrent qu'il ne passerait même pas le 1er stade. Sa survie c'est l'appareil du parti, son réseau personnel. Il s'oppose donc farouchement à cette primaire qui signerait son arrêt de mort définitif à l'intérieur même du parti.
3/ Hollande et Delanoë ne veulent pas se couper de la rénovation du PS. Ils soutiennent mollement la primaire en espérant qu'elle ne se mettra pas en oeuvre. Delanoë renvoit ainsi le sujet sur un autre, le cumul des mandats cher à Montebourg, plus célèbre cumulard de France. Ce n'est pas un hasard car Montebourg est celui à qui Aubry a confié l'organisation de réunions sur la primaire !! (Trouver ici le texte qui reprend largement celui publié en août 2007 à La Rochelle par Aurélie Filipetti et Olivier Ferrand)
4/ DSK a tout à espérer d'une primaire car de nombreux sympathisants de droite viendraient voter pour lui. Ces voix ils ne les auraient pas en interne au PS.
La modalité pratique de la primaire est en discussion mais devrait bientôt être débattue dans les fédés qui pratiquent le débat, l'intelligence collective... Pour les Hautes-Pyrénées, pas de nouvelles au jour d'aujourd'hui !
Devinette :
...il n'y a que le nom du candidat des Hautes-Pyrénées pour la présidentielle que l'on connait déjà !
Il a une ambition européenne, et sans doute nationale. Une maman qui l'adore...
Vraiment vous ne voyez pas ?
dimanche 14 juin 2009
Parti Socialiste : Erreurs de campagne
Voici quelques idées qui expliquent selon moi une partie du désastre subi par les socialistes aux Européennes.
Le projet : Aubry s'est empressée de signer le "Manifesto" avec d'autres partenaires sociaux-démocrates européens. Les militants n'ont pas été associés à cette démarche, et les citoyens encore moins. Au PS, la Direction décide et les militants doivent obéir et les électeurs voter...
La division du PS : Après (et pendant) le Congrès de Reims, le PS n'a été que insultes, exclusions, mépris, vengeance, chasse aux sorcières. Comment s'étonner que les électeurs ne soient pas attirés ! Rien n'a été fait, au niveau local, comme au niveau national, pour réunifier le PS. Va-t-il falloir attendre la défaite aux Régionales de mars 2010 ?
Un PS construit sur l'opposition : D'abord une opposition à Sarkozy, terrain très concurrentiel (Modem, NPA, FdG, etc.) où le PS n'est pas identifié comme leader. Une opposition interne à Ségolène Royal. Le Congrès de Reims a été celui de la coalition des antis sans aucune base politique commune. Battre Ségolène Royal a été l'alpha et l'oméga du PS depuis des mois avant le Congrès et a continué après. Rien de bon ne se construit avec comme seule base l'opposition. Les électeurs nous l'ont fait comprendre.
Pas de leader : Que ce soit Cambadélis, directeur de campagne, ou Martine Aubry, aucun des deux animateurs de la campagne n'était candidat aux élections. L'appareil dirigeant du Parti était en campagne devant les électeurs et les candidats réels relégués au second plan. Tout l'inverse de ce qu'ont fait les Verts en mettant un acteur extérieur, lui-même candidat, comme chef de campagne. Il est clair que si la campagne avait été confiée à un européen convaincu, déjà élu comme Vincent Peillon par exemple, la campagne n'aurait pas été aussi catastrophique. La volonté permanente du PS d'écraser toute tête qui dépasse (celle de Peillon dans ce cas) empêche la réussite.
Bulletins : Difficile de faire un bulletin de vote pire que celui du PS. Illisible, introuvable, avec un tout petit logo socialiste. Même ceux qui voulaient voter PS devaient avoir une volonté de fer pour réussir cet exploit !
Les listes : Elles ont été imposées à la base, et après aux électeurs, que ce soit le choix des personnes, ou des lieux d'implantation (Weber dans le Centre, Peillon dans le Sud-Est,...). Localement, alors que nous avions 3 candidats, les militants n'ont pas eu leur mot à dire. Même le Bureau Fédéral n'a pas voté ! Tout a été fait pour démobiliser les militants. Qui plus est, la désignation du fils Durrieu ne peut que heurter l'esprit républicain de tout militant.
Université du PS : Pendant la campagne nous étions invité à nous inscrire à l'Université d'été du PS à La Rochelle. Ce que j'ai fait ! Et puis, après la défaite des Européennes, nous apprenons que les places sont limitées par département (8 dans les Hautes-Pyrénées), et qu'il sera, pour la première fois, impossible de s'inscrire sur place. Le PS se ferme sur lui-même, contrôle, surveille. Ces signes de peur, de repli, sont un signe de mauvaise santé de notre Parti.
Décisions après la défaite : On pouvait espérer une tempête, un changement, tant local que national. Ce fut rien ! Aubry garde les mêmes, ne change pas de ligne, et multiplie les hochets pour féliciter tout le monde sans doute. Et localement, malgré les échecs de mobilisation, rien n'est fait non plus pour enrayer la chute. L'objectif semble d'attendre qu'un miracle sauve le PS aux Régionales mais sans chercher à lutter contre les causes de l'échec aux européennes. Ne serait-il pas temps de changer vraiment, les têtes, les textes, les méthodes ?
mercredi 10 juin 2009
Sarkozy l'anti-européen
La loi Hadopi sur le téléchargement illégal a été censurée par le Conseil Constitutionnel. (Ci-contre la ministre de la culture)
Le Parlement européen avait déjà envoyé un camouflet à Sarkozy en votant très largement une disposition obligeant le recours à un juge pour la suppression de l'accès internet.
Sarkozy avait décidé de mépriser cette décision européenne faisant ainsi fi du Parlement européen pour lequel nous venons de voter dimanche !
Le Conseil Constitutionnel, saisi par les députés socialistes, a confirmé que ce vote européen était plus conforme à notre démocratie (notre constitution) que l'autoritarisme du gouvernement.
La ministre de la culture pérorait après l'adoption de l'amendement européen en affirmant : "Cette décision je ne la crains pas !" et dans un nouveau mensonge gouvernemental (méfions-nous il parait que traiter de menteur un ministre conduit tout droit en prison sans passer par la case départ et sans toucher 500 euros !) elle affirmait, droit dans ses bottines : "la loi création et internet ne porte atteinte à aucun droit fondamental" ! Eh ben si en fait ! Le Conseil Constitutionnel est invité à fournir la Constitution à nos ministres qui semblent ne pas l'avoir lue correctement.
Ainsi le dogmatisme de l'UMP, libéral, sécuritaire, favorisant les plus aisés, n'aura pas résister à notre Constitution qui nous protège encore des choix politiques liberticides de Sarkozy.
Merci au Conseil Constitutionnel.
NB : La réunion de EAG 65 aura lieu vendredi 12 juin à 18h30.
lundi 8 juin 2009
Analyse des résultats
Après le résultat catastrophique du PS au niveau local, la première décision fédérale a été de ...reculer la date du Conseil Fédéral d'une semaine ! Ce sera jeudi 18 juin à 20 heures. (La réunion de la sensibilité Espoir à Gauche que j'anime est conservée le 11 juin à 18h30.)
Je suis surpris d'une telle décision non concertée alors que nous voulions tous parler à chaud des résultats et de ses conséquences...
Tous, pas vraiment peut être ? Quels sont les membres du Conseil Fédéral qui ont demandé ce report de réunion ? Je n'en connais aucun dans mon entourage.
Tout cela n'est pas un signe encourageant du changement qui serait pourtant nécessaire du Parti Socialiste local.
Fallait-il vraiment nous empêcher de nous exprimer, nous les militants ? N'aurait-il pas été plus utile de lancer déjà un appel aux leaders locaux des différentes sensibilités pour leur demander ce qu'ils proposent pour faire cesser la chute du PS ?
Démission :
Il est bien évident que le PS est durablement plombé par une équipe qui sera tenue responsable de l'échec par les citoyens.
Aubry / Hamon / Cambadélis / Bartolone, les quatre dirigeants actuels du PS, sont en première ligne même s'ils ne sont pas la cause de tout.
Il est probable que Hamon démissionne pour se donner une nouvelle légitimité.
Il est tout aussi probable que :
1/ ni Aubry (qui a trop peur que le PS soit alors conquis par Ségolène Royal),
2/ ni Cambadélis et Bartolone (qui attendent du PS qu'il ne fasse rien jusqu'en 2011, date de désignation du candidat à la présidentielle pour mettre en avant leurs candidats respectifs : DSK et Fabius)
ne démissionnent car cela enterrerait leur ambition ou celle de leurs mentors respectifs.
Pourtant, ces 4 leaders ont perdu toute légitimité vis-à-vis des Français, comme Rocard en 1994.
Le PS au travail :
Martine Aubry a critiqué le PS après les résultats de hier pour dire qu'il n'était plus au travail depuis longtemps et que ce n'était donc pas de sa faute si nous avions échoué !
Je rappelle qu'en mars 2008, il y a un an seulement, le PS a encore gagné les élections cantonales et qu'il devait donc bien être au travail pour arriver à un tel résultat.
Je suis étonné que cette critique n'ait pas été faite au Congrès de Reims quand la même Martine Aubry a demandé, et obtenu, le soutien de François Hollande pour contrer Ségolène Royal.
Divisions et manoeuvres :
Le PS avait besoin d'unité, de rassemblement après un Congrès de Reims dévastateur.
En effet, la campagne anti Ségolène Royal et l'union de façade contre la motion E (maitenant Espoir à Gauche) a été très mal perçue par l'opinion.
Or après le Congrès ce ne fût que propos insultants et volonté d'écrasement contre les militants et animateurs proches de Ségolène Royal. Le ver de l'échec était déjà dans le fruit.
A cela s'ajoutent des manoeuvres d'appareil pour désigner les candidats, soit trimbalés d'un bout à l'autre de la France, soit sortis de la poche d'un ténor local sans concertation (et encore moins vote des militants concernés), ont ajouté une louche de scepticisme sur ceux qui devaient porter le projet socialiste européen.
Unité / Changement :
Qui veut l'unité du PS ? Les citoyens, mais aussi les militants.
Cette unité est-elle possible avec des leaders qui bloquent l'expression de chacun, qui manoeuvrent en interne ? Je ne le crois pas.
Il faut changer les modes de fonctionnement du PS. Et vite. Et pourtant...
Je prends les paris : Rien ou presque ne va changer dans le département ni dans la section de Tarbes désertée.
...et pas beaucoup plus au niveau national...
J'en suis triste d'avance. Quel dommage !
dimanche 7 juin 2009
Résultats des élections Européennes à Tarbes
Avec 17,8 % sur la ville de Tarbes, le PS réalise malheureusement son pire résultat depuis le score de la liste Rocard en 1994 après les 32 % en 2004 et les 24% en 1999.
Les questions qui se posent sont nombreuses après un tel échec et le Conseil National du PS de mardi ainsi que le Conseil Fédéral du même soir devraient prendre des initiatives tant au niveau intellectuel qu'au niveau des changements de direction nécessaires.... Il est probable que rien ne se passe mais le pire n'est jamais sûr ! Soyons donc momentanément optimistes !
Les autres partis politiques :
A l'inverse la Droite stagne avec 26,8%, soit autant qu'en 2004 où l'UMP + Divers droite faisaient 26%, après les 22% de Sarkozy+Pasqua en 1999.
Le succès est réalisé à Tarbes, comme au niveau national, par les écologistes qui passent de 8% en 2004 à 13,9 pour la liste Bové + 3,2% pour la liste Drevet soit 17,1%.
L'Europe est clairement le lieu de l'action au niveau environnemental.
A Tarbes I, Kader Arif réalise 16,9%, Mélenchon 13,2%, Bové 12,9% et l'UMP 30,1%
A Tarbes II, Arif 16,9%, Mélenchon 12,2%, Bové 13,7% et l'UMP 28%
A Tarbes III, le canton dont je suis le représentant, Arif réalise 22,1%, Mélenchon 15%, Bové 13,5% et l'UMP 21,5% (son pire résultat communal !)
A Tarbes IV, Arif 16%, Mélenchon 13,3%, Bové 15,1% et l'UMP 26,8%.
A Tarbes V, Arif 17,6%, Mélenchon 11%, Bové 14,5% et l'UMP 27,1%.
Abstention...
Jean-Jacques Rousseau 15 est le bureau de vote ayant la pire participation de la ville : 825 inscrits et 220 votants soit 73,3% d'abstention !
Driss Rabii tenait notre bureau de vote pour les socialistes.
Christine Clos et Eric Marcenat tenaient le bureau de vote voisin de Jean-Jacques Rousseau 14.
samedi 6 juin 2009
Meeting Kader Arif à la Gespe
Hier soir, Kader Arif était à la Gespe, à Tarbes pour son dernier meeting de campagne pour les élections européennes.
Plus de 100 militants étaient présents pour écouter successivement le premier secrétaire fédéral, les trois parlementaires socialistes, et enfin Kader Arif.
Un moment sympathique où l'occasion se présentait de rencontrer les camarades de tout le département.
La foule des grands jours n'était pas au rendez-vous, c'est vrai, mais nos leaders à la tribune étaient enthousiastes car les sondages ne font pas l'élection et le Sud-Ouest est réputé voter toujours plus à gauche que le reste du pays. Résultat dimanche...
vendredi 5 juin 2009
Kader Arif à Tarbes
Kader Arif, tête de liste du Parti Socialiste aux Européennes de dimanche, est à Tarbes ce soir 20h30 à la Gespe.
Soyons nombreux pour écouter, poser des questions, et mieux connaitre les enjeux de cette élection.
Les têtes de liste socialistes pour cette élection sont : 1/ Kader Arif 2/ Françoise Castex 3/ Eric Andrieux qui ont tous une grande chance d'être élus.
...et si le score est aussi bon qu'en 2004 dans notre région Sud-Ouest alors Frédérique Espagnac, 4ème sur la liste, pourrait aussi être élue.
mardi 2 juin 2009
Européennes : Sauvons le soldat Hamon
Il faut soutenir Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui a été désigné 3ème sur la liste du Parti Socialistes aux élections Européennes pour l'Ile-de-France.
L'Ile-de-France aura 13 députés européens et les sondages sont, dans cette région, encore pire qu'ailleurs puisque le PS ne serait crédité que de 19% des intentions de vote contre 31% pour l'UMP (avec pourtant deux candidats pas folichons : Barnier et Dati en tête de liste), 14% pour les Ecolos (avec Cohn-Bendit), 12% pour le Modem, 6% pour le PC, et environ 5% pour le NPA et le FN.
Tout cela est approximatif mais cela inquiète effectivement au plus haut niveau du PS.
Le mode électoral :
Avec une élection à la proportionnelle à la plus forte moyenne et élimination des listes ayant fait moins de 5% des voix, ce scrutin favorise les grands partis... ce qui explique d'ailleurs pourquoi les Radicaux de Gauche (PRG) font campagne contre le PS et l'UMP car ils s'estiment lésés dans ce mode électoral voulu par les deux grands partis de gouvernement, PS et RPR à l'époque.
Curieusement, le PRG fait campagne sans avoir de candidats... et le Nouveau Centre fait aussi campagne mais ses candidats sont tous sur les listes UMP ! Tout cela n'est pas très clair et en tout cas curieux !
Cependant, on peut aussi dire au PRG qu'il aurait pu négocier des places avec d'autres partis (comme il le fait avec le PS aux législatives). Il semble que cela n'a pas été fait (mais qui est à l'origine de cette absence de négociation, et pourquoi ??).
Espérons que l'erreur de Jospin en 2002 de laisser le PRG présenter sa candidate aux Présidentielles n'ait pas été réitérée par la Direction autour de Aubry en éliminant sciemment les Radicaux de Gauche de nos listes, nous privant ainsi de quelques petits pourcentages précieux !
Le résultat possible :
Si on retient les sondages ci-dessus, alors l'UMP aurait 5 sièges, le PS 3 sièges, les Ecolos 2 sièges, le Modem 2 sièges, le PC 1 siège, le NPA et le FN 0 siège. Et Hamon serait élu.
...mais si nous retenons des chiffres un peu différents : UMP 31%, PS 18,5%, Ecolos 14%, Modem 12%, PC/FdG, NPA et FN 6,2% alors la répartition serait...
UMP 5 sièges, PS 2 sièges, Ecolos 2 sièges, Modem 1 siège, PC, NPA, FN tous 1 siège.
Et donc Hamon serait battu !
Cependant nous sommes là dans un cas d'école avec une probabilité très faible, très très faible même.
En effet, il suffirait que le PS fasse : Soit 7% de plus que les Ecolos, soit 7% de plus que le Modem, soit moins de 10 de moins que l'UMP, soit 14% de plus que le NPA ou le FdG ou le FN, soit que le FN ou le NPA ne dépassent pas les 5% pour avoir le 3ème siège.
Franchement, cela me parait tout à fait raisonnable... et il est même inquiétant de s'en inquiéter !
On n'en serait cependant pas là si Hamon n'avait pas été aussi méprisant avec la sensibilité représentée par Ségolène Royal au sein du PS car cela pourrait lui coûter maintenant sa place de député européen. En effet, je pense que les électeurs n'aiment pas ceux qui critiquent leur camp, le méprise, l'insulte.
Espérons qu'il en tire la leçon s'il est élu, à savoir que le PS gagne quand il est uni mais ses candidats sectaires sont parfois sanctionnés par les électeurs.
Soutenons Hamon malgré ses propos insultants envers les militants de la motion E et souhaitons, lors du Meeting prévu aujourd'hui à Montgeron, qu'il en profite pour présenter des excuses publiques à Ségolène Royal et à Vincent Peillon comme certains pourraient le faire aussi localement avec Julien Dray accusé sans preuve par le pouvoir sarkozyste, pouvoir sarkozyste soutenu en l'occurence par un animateur socialiste local proche de Hamon ! Curieux amalgame...
jeudi 28 mai 2009
Royal pour sauver le PS
Le Parti socialiste enfin uni au niveau national :
Après avoir joué les gros bras en traitant avec mépris les proches de Ségolène Royal, à commencer par Ségolène Royal elle-même, la Direction actuelle du Parti Socialiste décide enfin de s'ouvrir à notre sensibilité qui représente sans doute plus de 50% des voix sur la personne de Ségolène Royal et 30% sur nos orientations politiques.
Il était temps ! Nous nous en réjouissons au plus haut point.
Il a cependant fallu attendre une chute vertigineuse dans les sondages (19% d'intentions de vote aux Européennes) pour que Martine Aubry et ses alliés (Hamon, Delanoë, Fabius, Hollande, Montebourg, Cambadélis) reconnaissent que le PS est voué à perdre s'il ne joue pas l'union de tous les socialistes.
C'est ainsi que Ségolène Royal a été appelée en renfort au meeting de Rezé hier ! Bravo à la Direction du PS. Bravo et merci pour le PS.
Espérons juste qu'il n'est pas trop tard et que ce geste d'union est durable. Espérons donc que le Secrétariat national aux affaires internationales du Parti Socialiste soit enfin confié à Ségolène Royal comme elle le demande depuis 6 mois !
Union locale :
Espérons aussi que cette attitude nationale se traduira par des incidences départementales et locales où les militants qui ont soutenu Ségolène Royal à la tête du PS seront enfin considérés à l'égal de leurs camarades des autres motions...
Espérons qu'il ne faudra pas attendre des résultats catastrophiques d'élections locales pour que le PS départemental et local joue aussi l'union avec tous les socialistes.
Nous sommes toujours dans l'attente de gestes en ce sens...
Programme européen :
Comme l'a dit Ségolène Royal à Rezé près de Nantes :
"Ou l’Europe marche vers l’unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes. Et souvenons-nous de François Mitterrand : le nationalisme c’est la guerre.
On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l’homme devient un loup pour l’homme.
A l’opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d’Europe : justice sociale au service de l’efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.
Les socialistes se sont donnés la mission de l’Europe unie, sociale et humaniste.
C’est aux socialistes, fidèles à leur promesse, de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c’est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d’abord.
Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.
Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.
Concentrez-vous sur l’essentiel, car à force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel.
Rendez-vous le 7 juin, c’est urgent, c’est essentiel !
Que pas une voix ne manque."
Espérons que sa voix portera tant auprès des électeurs qui attendaient l'union des socialistes depuis 6 mois, mais aussi nos candidats qui se trouvent investis d'une mission difficile : Créer les Etats-Unis d'Europe.




















































