DSK sans Ségolène
Comme nous le signifiait Frédéric dans son écrit du 15 juillet alors qu’il faisait un bref retour de ses vacances familiales sur ce blog, Dominique Strauss-Kahn a confirmé dans un article du nouvel obs en date du 20 juillet son intention de se présenter à la candidature présidentielle, « et rien d’autre » !
Il serait ridicule de penser que schéma français rejoigne celui des Etats Unis, selon lequel il y a un Président, et un vice président ! Dans notre pays, il y a un Président, lequel choisit, seul, son premier ministre, et non pas, un candidat à l’Elysée, et un à Matignon !
Et il est vrai que l’on peut entendre nombre de personnes, lorsqu’il est question des compétences réelles de DSK, imaginer Ségolène à la présidence, DSK, en place de 1° ministre !
Il faut insister, cela ne se passe pas comme cela chez nous !!!!
Contrairement à Arnaud Montebourg, DSK refuse toute alliance actuelle avec Ségolène ; quand on a les compétence d’être le Président de ce pays, pourquoi n’en souhaiter que la seconde place, et encore (….) ?
Certes, l’attitude de Montebourg avant le vote des militants sur le choix de leur candidat, ne va qu’aider à poursuivre l’influence qu’exercent déjà les sondages quant à Ségolène ; rappelons donc fortement que son comportement fait suite au fait qu’il ne soit pas arrivé à rassembler les signature nécessaires lui permettant de se porter lui-même candidat !
Et qu’au delà de son soutien à Ségolène, laquelle n’a pas franchement représenté les idées de Rénover Maintenant jusqu’à présent, il s’agit plutôt pour lui de se faire une place, en cas de succès de celle-ci !
Il ne nous faudra pas nous en arrêter aux sondages, mais bien penser à notre avenir, et avec sérieux, en allant au-delà de ceux-ci ; car comme le souligne Dominique Strauss-Kahn, les études d’opinion"mesurent quelque chose à un moment donné mais pas la capacité à se battre contre l'adversaire", qui sera vraisemblablement Nicolas Sarkozy.
Toujours très réaliste, DSK poursuit son intervention par ces quelques mots, que nous ne pouvons que cautionner :
"Je crois que la campagne sera très difficile. Elle n'est pas gagnée par la gauche malgré la faiblesse du gouvernement aujourd'hui. Cela montre bien comment nous-mêmes nous ne sommes pas suffisamment appréciés des Français", a déploré l'ancien ministre.
"Ils nous reprochent quelque chose et ils ont raison. Ils nous reprochent de ne pas dire clairement ce que l'on veut faire (...) et de ne pas savoir qui va conduire cette manœuvre en disant il y a beaucoup de candidats". (Reuters)
Et cela me fait naturellement faire le lien avec Fabius, lequel se maintient dans sa candidature, pour un PS fortement marqué à gauche !!
Certes, peut-être éviterait-il ainsi la candidature Chevènement, mais arrêtons !!!
Nous avons tous vu tout ce que cela a donné en 2OO2.
Alors ouvrons les yeux !!
Cessons d’être des pions pour les médias et autres basses manœuvres !!
L'enjeux est trop sérieux pour qu'on ne le réduise à des traits d'humour sur toutes ces querelles de personnes, sur ces stratégies d'alliances et de séduction, et sans réelle reflexion sur les capacités du candidat !! OUI, un Président a une image de Président à avoir, mais une image qui ne rende pas la France ridicule !!
Photos : socialismedemocratielaicite.blogs.com ; newsletter.hes-france.org ;www.philippetastet.com