samedi 31 octobre 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 26 octobre 2009
Lundi dernier avait lieu le Conseil Municipal (CM) de Tarbes.
Vidéo-surveillance :
Le grand sujet était la mise en place de caméras de vidéo-surveillance dans la ville.
Lors d'un récent CM, un élu de l'UMP nous signalait que la délinquance était en baisse sur la ville. Il s'agissait alors de défendre la politique sécuritaire de Sarkozy avant les élections Européennes.
Lundi, patatra ! La délinquance était tout à coup en forte hausse, et ceci depuis des années !
Il faut dire qu'il fallait cette fois défendre la volonté du maire et de l'Etat UMP d'installer des caméras dans tout le pays.
Prendre les citoyens pour des imbéciles ne semble pas heurter certains élus UMP locaux.
Le délire sécuritaire de l'UMP local va même jusqu'à parler d'une croissance vertigineuse de la délinquance à Laubadère...
De quoi parlent-ils ? Des agressions aux personnes ? Des vols à la tire ? Des chéquiers sans provisions ? Des braquages des petits commerçants ?
Jamais le maire ne le dira car ces chiffres sont faux dans leur globalité.
Le mensonge sert donc d'argument, cela est très grave.
Que faire maintenant ?
Le mal est fait, essayons d'en réduire les effets.
Je parlais dans un article sur le sujet des conditions indispensables à la mise en place des caméras. (voir ici et là).
Il semble que le maire ait la volonté de placer certaines caméras pour faire plaisir à des amis...
Osera-t-il encore le faire après que la presse en ait parlé ? Niera-t-il ?
Le fait est que le Comité d'Ethique, mais aussi les citoyens des comités de quartier, devraient donner leur avis sur les emplacements. Ce serait le minimum !
L'UMP fait de ce sujet un outil de campagne pour les Régionales, cela est désespérant de la part de ce maire : La politique politicienne prend le pas sur tout le reste, et ceci avec l'argent des impôts !
Taxes locales, record d'imposition par l'UMP :
Je vais prendre comme exemple concret ma propre feuille d'imposition.
Ma taxe d'habitation a augmenté de 27 euros pour la ville de Tarbes et de 24 euros pour le Département.
Qui augmente le plus mon impôt ? Le maire UMP.
Je défie quiconque de prouver le contraire.
Avec un taux de 19,98% la taxe d'habitation de Tarbes est plus de deux fois supérieure à celle du Département (9,61%).
mardi 11 août 2009
Tarbes dans Challenges
La revue Challenges vient de publier un classement de la ville de Tarbes tenant compte des réalisations faites, de la fiscalité, de l'endettement...
C'est une catastrophe !
Le total est une note négative : -, là où le Conseil Général obtient deux étoiles : ** !
Le résultat peut être visionné ici :
Solvabilité ![]()
Fiscalité ![]()
Réalisations ![]()
Le pire est sans doute le résultat des réalisations puisque le maire se vante tant et tant de faire des miracles dans la ville ! La réalité est tout autre. La communication municipale tente de faire croire le contraire mais un oeil indépendant ramène tout cela à la réalité. La triste réalité !
En dehors d'interminables travaux de chaussées au centre ville (et de temps en temps un petit morceau en périphérie), il n'y aucun projet structurant digne de ce nom.
Même le site de l'Arsenal est baclé.
Il y avait là pourtant des possibilités incroyables. La réflexion a malheureusement été abandonnée par la logique purement comptable du maire.
Le résultat nous le payons tous aujourd'hui dans la revue Challenges, ce qui dévalorise nos habitations, fragilise nos emplois.
Le changement s'impose. Malheureusement il faudra attendre 2014 et les nouvelles élections municipales.
lundi 6 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : Prix de l'eau
En décembre 2007, un article de la Dépêche signalait que le prix du mètre cube avait augmenté de 8,02% pour "supprimer tous les branchements en plomb d'ici 2013"...
Au dernier Conseil Municipal, on nous a annoncé une nouvelle hausse 16,2% par rapport à 2008 pour ...
Pour quoi cette augmentation en fait ? Le dossier 52 n'est pas clair sur ce point (voir fin de l'article !).
Il est dit à un endroit qu'il faut poursuivre la mise en place de périmètres de protection, et améliorer le traitement. Aucun objectif précis n'est donné. Aucun moyen n'est mis à la disposition des citoyens pour contrôler que l'augmentation demandée correspond à un besoin vérifiable et évaluable.
L'objectif de remplacement des canalisations anciennes est devenu une "nécessité" et plus une obligation !
Abonnements : +44% d'augmentation !
Curieusement, le prix de l'abonnement va augmenter sous le prétexte qu'il faut "faire correspondre ce prix avec le prix réel des prestations affectées à l'abonnement" ! Pourtant les compteurs sont en place depuis des années et des années. Quelle est cette prestation qui a bondi de 44% ???
Le Conseil Municipal n'apportera pas de réponses sur ce point malheureusement.
Moyenne régionale :
Pour tenter de faire passer la pilule on nous annonce que nous ne sommes pas les plus hauts du bassin Adour-Garonne !
Au pied des Pyrénées, l'inverse serait surprenant. L'eau coule en quantité chez nous ce qui n'est pas le cas forcément chez tous nos voisins.
Il n'y a donc rien de surprenant à payer moins pour l'eau ici qu'ailleurs.
D'ailleurs à Soues, Séméac et Aureilhan, l'eau est 2 fois moins cher ! Etonnant non ?
Eau potable ?
On apprend dans ce rapport, et dans les débats qui ont eu lieu :
2% des eaux prélevées sur le captage ou sur le réseau n'étaient pas conformes aux normes biologiques !
La concentration en désinfectant a dépassé à plusieurs reprises la concentration maximale.
Suite à des pluies l'eau est devenue jaune au stade Maurice Trélut mettant en danger les poissons de la manifestation Tarbes Pyrénées Passion. Au point qu'il a fallu aller chercher l'eau des pompiers... Et pour les humains de ce périmètre ou pour ceux qui ont régulièrement de l'eau jaune à leurs robinets, que fait le maire ???
Augmentation...
Finalement on apprend que l'augmentation de plus de 16% serait pour changer les compteurs (100 K€) et les canalisations en plomb (750 K€)...
Mais alors on nous aurait menti sur les 8% d'augmentation de 2007 qui devaient justement servir à ça ?
Il est temps de mettre un peu plus de transparence dans des dossiers aussi vitaux pour les Tarbais.
samedi 4 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : Haras national ?
Face aux carences de l'Etat, le maire a décidé d'investir les impôts locaux sur le site des Haras nationaux en lieu et place du gouvernement qui se désengage là aussi.
Les Haras nécessitent en effet des investissements pour espérer (sans garantie) continuer à exister sur Tarbes (voir article de la dépêche).
Sarkozy et le gouvernement ayant supprimé les moyens d'action de l'Etat avec le bouclier fiscal (cadeaux de 15 milliards € au plus aisés), il n'a plus les moyens d'entretenir son patrimoine.
C'est un maire UMP qui vient au secours d'un gouvernement UMP ! Le monde à l'envers !
Une autre règle libérale fixée par Sarkozy est le tranfert de toutes les compétences de l'Etat aux collectivités. Le Haras national est en effet une compétence de l'Etat.
Ceci est d'autant plus dramatique que les moyens de l'Etat viennent de ressources un peu plus justes que les moyens des collectivités.
Le maire de Tarbes ne peut renier les choix nationaux libéraux de Sarkozy. Par ses décisions il soutient la politique du gouvernement.
Il a donc décidé de faire payer aux Tarbais des investissements qui devraient être payés par la TVA ou l'impôt sur le revenu ! Cet investissement c'est 3 millions d'euros, soit 15% d'augmentation d'impôts !!! (sauf à réduire les investissements ailleurs dans la ville !)
Voilà ce que va encore nous coûter la politique de l'Etat, avec l'aide du maire !
La délibération 22, parle d'une convention portant autorisation d'occupation du domaine public (le Haras national).
Comme l'opposition l'a fort justement signalé :
Quel est le contenu de cette convention ?
Quelle assurance a-t-on du maintien de l'activité du Haras ?
Réponse du maire :
Le maire dit préférer faire payer les Tarbais avec leurs impôts locaux, plutôt que de voir le site racheté par un investisseur privé !
Cela signifie-t-il que les Haras ont décidé de partir et de trouver un repreneur privé pour le site ?
Aucun élément n'est fourni sur la pérénité du site. L'investissement sera-t-il à perte ?
Le maire souhaite signer la convention pendant Equestria pour faire un coup médiatique.
Là encore, la communication fait office d'alpha et oméga de l'action (comme Sarkozy le fait au quotidien).
A quoi bon avoir un maire UMP si le gouvernement UMP participe à l'augmentation de nos impôts, réduit ses investissements dans notre ville, détruit des emplois ?
vendredi 3 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : Comptes Administratifs
La présentation du Compte administratif 2008 de la commune a été l'occasion pour le premier adjoint de battre un record de vitesse de lecture de chiffres.
Je n'imagine pas une seconde que quelqu'un a pu suivre cette succession de données de recettes, dépenses, soldes, et autres.
Avec les documents sous les yeux, je n'y retrouvais pas mon latin puisque certains chiffres énoncés n'étaient pas dans les documents !
Dette :
On apprend cependant en étant très attentif, que la dette de la ville s'élève à 71 millions €, soit environ 1 500 € par personne !
A côté de cela, la dette par habitant pour le Conseil Général est de 400 € par habitant, soit 4 fois moins !
Ce qui n'empêche pas le premier adjoint de se vanter de chiffres excellents... et à l'occasion, le maire de critiquer la gestion du Conseil Général !
Quand on compare ces chiffres, on fait sien le proverbe : "Le maire voit la paille qu'il y a dans l'oeil du Conseil Général mais ne voit pas la poutre qu'il a placée dans l'oeil de la commune !".
Ainsi, le maire de Tarbes qui a une propension assez incroyable à critiquer la gestion du Conseil Général, ferait mieux de la prendre comme modèle.
Finalement, au niveau local comme au niveau national, la droite gère plus mal les finances publiques que la gauche. En voilà à Tarbes un nouvel exemple.
Budgets :
Le CA de la ville en recettes et en dépenses fait apparaitre un montant approximatif de 80 millions € (20 millions environ en investissement et 60 millions en fonctionnement).
Le CA du budget de l'eau s'élève en dépenses et en recettes à environ 9,5 millions € (2,5 millions d'investissement et 7 millions en fonctionnement).
Les CA du stationnement et de l'abattoir sélèvent chacun à environ 2 millions € .
Celui de la restauration collective à environ 2,5 millions €.
Et enfin le CA du budget annexe de l'arsenal s'élève à environ 6 millions € (2 millions en investissement et 4 millions en fonctionnement).
mercredi 1 juillet 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : GIAT
Après le débat avorté sur la motion consacrée aux salariés licenciés de Leclerc, le maire a continué par le GIAT.
Rappelons que la ville de Tarbes a racheté à l'Etat le site de Giat pour 3,8 millions d'euros avec un premier versement différé en 2009 pour des raisons politiciennes. (Voir article ici)
C'est ce que l'on peut appeler la double peine : L'Etat supprime des emplois à Tarbes, et en plus il faut payer pour avoir le terrain déserté par l'entreprise ! Les Tarbais paient ainsi deux fois la gestion calamiteuse de l'entreprise par l'Etat et le dossier par le maire !
Les comptes 2009, 2010 et 2011 seront ainsi plombés par le coût exhorbitant d'achat de terrains qui auraient dus être offerts à la ville si le maire avait su faire valoir à Paris les difficultés de notre ville.
Négocier c'est prendre son temps MAIS nous étions en campagne électorale. Le maire a préféré faire payer les Tarbais... Cette démarche dispendieuse avec les ressources fiscales de la ville conduit au dépeçage que l'on va voir ci-dessous !
Dépollution :
Le minimum qu'aurait dû exiger le maire est la dépollution du site par le propriétaire, c'est-à-dire l'Etat.
Toujours pressé (mais c'est facile avec l'argent des autres !), le maire a préféré acheter vite et payer la dépollution avec l'argent des impôts locaux.
Ainsi ce sont 600 000 € qui vont être engloutis inutilement pour la période 2009/2010.
D'autant qu'une phrase anodine a montré que l'estimation des coûts de dépollution étaient inconnus. En effet, suite à une question d'un membre de l'opposition, le maire a dit : "Si nous trouvons des déchets sensibles alors nous paierons la dépollution".
Le "Si" dans la phrase montre que la maire ne sait rien sur la pollution du site qu'il a fait acheté par la ville. Il y a donc de quoi être inquiet.
Oui, la dépollution est indispensable. Il fallait juste y penser avant Monsieur le maire. Nos impôts locaux vont maintenant payer votre absence de vigilance.
Vente à la découpe :
Le maire doit maintenant payer les annuités d'achat du terrain (3,8 Millions d'€).
Devant le coût énorme de ces annuités, la seule solution qu'il a trouvé c'est de vendre vite et à n'importe qui, terrains et immeubles.
La SCI RK (Allez savoir de qui il s'agit, le mystère restera entier) achète 1900 m² à 50€ le m² pour faire un hôtel. A ce prix là au centre ville, c'est cadeau !
Plus fort, la SCI Foncière CBV (Mais qui se cache derrière ces noms étranges ? Le maire ne répondra pas.), achète 5113 m² à 40€ le m² !! Il s'agirait d'une structure ludique pour les enfants. A ce prix là, les investisseurs doivent déjà rigoler de leur bonne affaire faite sur le dos des Tarbais !
Et puis, il ne faut pas lésiner avec les cadeux aux entreprises : La SCI Archyves (un peu de transparence sur la nature de ces investisseurs aurait été la bienvenue. Silence du maire...) a gagné 400 m² à 10€ le m². Même les Domaines proposaient un prix plus élevé, c'est dire !
Une SARL RESISTUD s'offre le bâtiment 470 et le terrain alentour pour 243 000 € et la Société OPTIM CONSEIL le bâtiment 380 pour 190 000 €.
Sur ces deux dossiers, le flou est total sur la surface du terrain ou du bâtiment. Devant cette absence volontaire d'informations on peut au moins être dubitatifs sur la qualité des transactions pour les Tarbais !
J'espère au moins que les investisseurs sauront remercier M. Le maire et son conseil municipal.
Mais au fait, qui se cache derrière ces investisseurs ????
Demain et les jours suivants, la suite du Conseil Municipal et sa cascade de mauvaises nouvelles.
mardi 30 juin 2009
Conseil Municipal de Tarbes du 29 juin 2009 : La motion
La philosophie générale du Conseil Municipal de Tarbes c'est que l'opposition crée le débat, la discussion.
La discussion est un mot un peu exagéré d'ailleurs car le maire (ou son premier adjoint, formé à la même école du mépris sans doute) ferme le débat assez rapidement par des propos souvent condescendants à l'égard de l'intervenant.
Ce CM n'a pas dérogé à la règle.
Motion pour les salariés du Leclerc :
Le maire a refusé le vote du CM sur une motion présentée par l'opposition. Cette motion faisait état du licenciement jugé abusif par l'opposition de 3 salariés. Le motif de licenciement serait leur participation à une manifestation à Tarbes.
Premier argument de mauvaise foi :
Le maire et son premier adjoint ont dit que la motion ne pouvait pas être votée car les conflits entre salariés et patrons n'étaient pas de la compétence municipale.
Il aurait été facile de leur renvoyer que c'est justement parce que ce n'est pas une compétence du CM que c'est une motion ! Dans le cas contraire il s'agirait d'une délibération normale du CM !
Ainsi le Conseil Général a voté récemment deux motions : L'une sur l'hôpital (compétence Etat), l'autre sur la couverture du territoire par la téléphonie mobile (compétence Etat / entreprises SFR+Bouyghes+Orange).
Ne souhaitant sans doute pas voter sur un texte qui touche à des amis du maire, le texte n'a pas été soumis au vote.
Deuxième argument de mauvaise foi :
Un autre argument avancé par Trémège et son accolyte était que Leclerc est installé sur Ibos... et ne concerne donc pas Tarbes... Cependant un peu plus tard dans la soirée, une subvention pour le club de volley de Odos était voté au prétexte que cela intéressait Tarbes puisque des Tarbais jouaient à Odos.
Une opposition aux aguets aurait pu signaler qu'il est certain que des Tarbais font leur course à Ibos... et donc que Leclerc intéresse Tarbes, comme le volley d'Odos intéresse Tarbes. Pour les mêmes raisons !
Suites les prochains jours avec GIAT vendu à la découpe, Brauhauban sacrifié par la crise, les haras... nationaux ?, Ecole des Arts et Céramiques et ses pertes de postes, avancement des agents (ou plutôt le non-avancement des agents qui réussissent des examens)...
samedi 24 janvier 2009
Tarbes : Cantines scolaires
Des tarifs en forte hausse pour toujours plus d'inégalités :
Lors du Conseil Municipal du lundi 19 janvier, la question des tarifs des cantines scolaires et des CLAE ont fait débat.
Le maire actuel a défendu l'augmentation démesurée des tarifs (+315% pour les CLAE, et -22% à +28% pour les repas) en tentant de faire croire qu'il s'agissait d'une mesure plus juste !!
Cependant au cas par cas les augmentations peuvent varier encore plus car certaines personnes passent d'un tarif à un autre. On est alors dans des ordres de grandeurs de -65% (cas le plus favorable mais très rare) à +107% !
Quand on ajoute le fait que les familles ont été mises devant le fait accompli juste avant les fêtes de Noël (merci pour le cadeau !), on n'est pas loin de la méthode chère à Sarkozy, le grand patron de cette équipée locale où c'est toujours le plus aisé qui s'en sort le mieux au détriment de la classe moyenne.
Pour les CLAE, le maire expliquait lors de sa mise en place que le tarif de 0,20€ serait maintenu durablement. A peine élu, il en profite pour revenir sur ses promesses de la précédente mandature !
Questions :
La question qui n'a pas été posée lors du débat et qui aurait dû l'être en préambule est la suivante : Quel est le montant total de la ponction supplémentaire faite sur la population par cette modification des tarifs (cantines + CLAE) ?
Ce qui apparait dans la presse locale est encore une information qui a manqué lors du débat : Des exemples de tarifs pour différentes familles. On y voit des injustices flagrantes pour des revenus du foyer qui sont pourtant très proches.
Un éventail statistique des familles concernées et des tarifs anciens et nouveaux aurait été le bienvenu. Il n'y en avait malheureusement pas !
On est ainsi en droit de se poser la question de la réalité d'un rééquilibrage des tarifs en faveur des familles modestes, puis moyennes. Le flou entretenu par le maire actuel n'est pas févorable à un débat honnête sur le sujet.
Ailleurs on fait parfois mieux :
Rien que dans notre Région on trouve des tarifs minimums à 0,38€ (voir ici). A comparer aux 0,83€ proposés par le maire.
A Tarbes, la rapport entre le tarif le plus bas et celui le plus haut est un rapport de 1 à 5 seulement alors que les revenus des familles vont facilement de 1 à 20. Les plus hauts revenus sont donc clairement favorisés par ces nouveaux tarifs.
Ailleurs ce rapport va facilement de 1 à 10, soit deux fois mieux qu'à Tarbes !
Propositions :
Il est clair qu'une municipalité dirigée par la Gauche devra augmenter ce rapport entre les bas et les hauts tarifs pour favoriser ceux qui subissent le plus durement la baisse du pouvoir d'achat.
Pour les CLAE il est évident que la solidarité communale doit l'emporter sur le dogmatisme libéral mis en place par la mairie où chacun paye pour son enfant, mettant ainsi en difficultés de nombreuses familles.
Très forts sur le discours de l'avenir du pays dans ses enfants, la droite l'est moins quand il s'agit de la mise en application de cette idée. Le dogme libéral vise plutôt à conserver les classes sociales à leur place.
L'individualisation des tarifs est un des éléments de cette politique libérale classique de l'UMP sarkozyenne.
lundi 19 mai 2008
Défaite aux municipales à TARBES : Pêché d'orgueil ?
Après réflexion et échanges avec quelques militants, je me dois de faire l'analyse de la défaite de Glavany / Rodrigo aux municipales en mars 2008. J'expliquerai tout à l'heure pourquoi j'estime que ce n'est pas la défaite des socialistes.
Bilan :
Une partie de la campagne municipale s'est faite sur la comparaison des bilans entre la municipalité et l'agglomération. Et ce bilan a clairement été en faveur de la ville de Tarbes, mais pas forcément avec justesse d'ailleurs.
Première erreur, la dénomination Grand TARBES ! Les électeurs ont été nombreux à penser que les actions du Grand TARBES, l'agglomération, étaient celles de TARBES, la commune. Deux noms similaires ne créaient pas de confusion dans l'esprit des férus de politique mais ont conduit à un brouillage pour les électeurs entre les actions de l'une et l'autre collectivité.
Deuxième erreur, la communication. Le Grand TARBES n'a pas su communiquer sur ses actions aussi bien que la ville de TARBES. C'est une évidence quand on voit qu'il a fallu pendant la campagne rappeler dans des tracts, dans le porte-à-porte les actions de l'agglomération. J'ai toujours dit que la Gauche avait plus de difficulté à communiquer que la Droite car ses actions sont plus complexes mais se veulent plus durables. A titre d'exemple, la prévention (l'un des leviers de la politique de la ville copilotée par Conseil Général, Agglo et Etat) sera toujours plus difficile à expliquer et plus longue dans ses résultats que la répression (politique de l'UMP) qui se voit tout de suite. Quelques pourcentages de voix qui ont manqué tant à TARBES que dans plusieurs communes de l'agglomération viennent de là.
Troisième erreur, le parisianisme. Glavany était accusé d'être un élu plus national que local. Le symbole le plus marquant de ce fait est l'inauguration ratée du Caminadour. Ce jour-là des artistes venus d'on ne sait où (Paris peut être) ont présenté un spectacle médiocre devant des artistes locaux mobilisés pour signaler qu'ils n'avaient pas été sollicités pour une fête qui aurait dû être celle des habitants de l'agglomération. Qui a eu l'idée de ne pas associer nos artistes à cette fête ? Erreur politique plus grave, on ne fait pas !
La première erreur de Trémège :
Avec Trémège, à la fois Maire et Président du Grand TARBES, la confusion ne sera plus permise. Tout ce qui sera fait (et surtout pas fait) pendant les 6 années qui viennent sera de sa responsabilité. Le jugement sera plus facile à effectuer par les électeurs.
Trémège a sans doute fait là sa première erreur politique, celle de conquérir le Grand TARBES par orgueil sans doute. En laissant les socialistes à la tête de l'Agglomération il y aurait eu une concurrence entre les deux collectivités à celle qui en fait le plus pour les citoyens et Trémège aurait sans doute récupéré une fois de plus les voix de la confusion. Maintenant, plus d'erreur possible : Trémège est responsable de tout.
Politisation :
Si la Gauche l'a emporté presque partout en France c'est bien entendu parce que les candidats de Gauche ont su politiser l'élection que la Droite voulait dépolitiser à l'exemple de TARBES où Tremège a omis de signaler qu'il présidait l'UMP depuis des années !
A TARBES, la politisation de l'élection a fait défaut.
Il est totalement faux ou orgueilleux de croire que l'on peut se passer des symboles socialistes pour gagner une élection politique (et elles le sont toutes). Jospin en 2002 a non seulement dit que son projet n'était pas socialiste mais en plus il n'a pas utilisé la rose et le poing dans ses affiches de campagne... avec le succès que l'on sait.
Même erreur en 2008. Certains électeurs votent pour une idéologie, ce qu'elle représente et pas pour ceux qui croient l'incarner. De nombreux électeurs font confiance aux idées socialistes et pensent (à juste titre à mon avis) que ses représentants représentent plus leur parti qu'eux mêmes. La force militante est reconnue comme un contrôle interne des actions des élus. Ceci les électeurs le savent. Ils savent que les élus socialistes sont autant responsables devant les électeurs que devant leurs militants. C'est cette double légitimité qui fait en partie la force des élus socialistes en plus des idées que ce parti porte depuis des décennies.
Avoir omis de signaler dans les affiches, dans les tracts, les 4 logos PS, PC, PRG, et Verts, est à ce titre une erreur grave. Avoir cru symboliser sur quelques noms ces Partis dans leur ensemble est sans doute un pêché d'orgueil similaire à celui de Jospin en 2002.
Il es bien évident qu'une telle erreur n'a pas été commise aux cantonales où tout le monde reconnait qu'elles ont été des élections d'autant plus politiques que TOUS les candidats ont porté le flambeau de leurs partis respectifs sur TOUS les tracts et TOUTES les affiches.
Militants socialistes :
En tout cas une chose est certaine, c'est l'engagement total est parfait des militants socialistes sur la ville pour cette élection. Ils étaient partout, ont fait le maximum pour répondre à la demande de l'équipe de campagne.
Ils ont répondu présent pour faire ce qu'on leur demandait et ils doivent être remerciés et félicités pour cela. Ils ont été les bras et la parole de la campagne.
Il est peut être dommage qu'ils n'aient été que cela (ou presque) et qu'ils n'aient pas été entendus d'avantage.
Perspectives :
Un colistier me signalait dans un commentaire que je me désolidarisais de Glavany parce que je ne pleurais pas avec lui sur la défaite.
Je lui ai répondu qu'être solidaire ce n'est pas passer son temps à pleurer ensemble mais c'est préparer des lendemains heureux ensemble.
En 2009 nous avons les élections européennes et nous savons qu'elles seront politiques. Qui sait que Kader Arif a été notre tête de file aux Européennes en 2004 ? Lui où son successeur politiseront forcément l'élection qui aura une portée nationale.
En 2010, nous avons les Régionales. Si Martin Malvy est sans doute connu, il faut espérer qu'il ne fera pas campagne uniquement sur son nom mais aussi sur nos symboles socialistes. Nos échecs nous permettent de lui donner ce conseil en tout cas !
En 2011, dix conseillers généraux socialistes seront rééligibles dont deux à TARBES, lieu où la politique est plus importante qu'en espace rural.
En 2012, nous avons les Présidentielles et les Législatives.
Et enfin en 2014 de nouveau les municipales.
Les statuts nationaux devraient rendre obligatoire l'affirmation de son appartenance au PS de tout candidat socialiste en imposant notamment les logos sur tous ses documents de campagne. 2002 aurait dû nous apprendre cela. Au moins !
jeudi 13 mars 2008
Meeting Glavany à la Gespe : La victoire aux municipales
Ce soir, a eu lieu un grand meeting de l'équipe de Gauche rassemblée autour de Jean GLAVANY : PS, PRG, PC, Verts, ...
Les premiers intervenants de la tribune ont été les jeunes : Benjamin VERDEIL, Laëtitia TAMAME du Parti Socialiste... et Mathilde QUILLERE, du Modem.
Des centaines de personnes remplissaient la salle, l'étage et les couloirs extérieurs.
Dans la salle, Virginie SIANI, la candidate du Parti Socialiste et de toute la Gauche sur TARBES IV et Jean-Claude PALMADE, le Premier fédéral du PS.



















































