mercredi 11 juin 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Fiscalité 1
Ancien ministre de l'Economie, actuel Président de la République, Sarkozy a montré en un an non pas la "rupture" mais la continuité avec les gouvernements Raffarin et De Villepin !
Et même pire, le retour d'un Ancien Régime, celui des privilégiés d'une nouvelle aristocratie, celle de l'argent. Aux titres de noblesse succèdent sous Sarkozy Ier les titres boursiers transmis, comme pour la noblesse, de père en fils avec l'aide de l'Etat...

Dessin extrait du Monde du 6 juin 2008, article Fiscalité.
Niches fiscales :
On appelle "niche fiscale" tout ce qui déroge aux règles valables pour tous en matière de fiscalité.
Cela va des cotisations syndicales (déductibles à 60% de l'Impôt sur le Revenu -IR) aux avantages à certaines professions, aux réductions de 50% pour l'emploi d'un salarié à domicile, en passant par les déduction d'intérêts d'emprunt pour certains logements (De Robien), ou par des avantages aux investissements outre mer, ou encore des réductions d'impôts sur les successions, etc.
Ces niches fiscales coûtaient à l'Etat 50 milliards d'euros en 2003. Elles coûtent aujourd'hui .... 73 milliards d'euros !
Sarkozy et la Droite UMP ont ainsi ajouté 23 milliards d'euros d'avantages fiscaux... à ceux qui payent des impôts bien sûr !
A qui profitent les niches ?
Le fameux bouclier fiscal est la caricature même de la niche fiscale. Sarkozy a décidé que personne en France ne payerait plus de 50% de ses revenus, tout impôts confondus. Au delà les sommes perçues par l'Etat sont remboursées aux contribuables.
Tout le monde a en mémoire sans doute cette vieille femme qui s'est ainsi vue rembourser 900 000 euros de "trop perçu" par l'Etat !
A côté de cet exemple on sait que 13 000 foyers aisés vont recevoir en moyenne 16 600 euros de l'Etat au titre de ce bouclier fiscal.
On apprend d'ailleurs à ce titre que de nombreux foyers fiscaux aisés ne font pas la demande de remboursement car les services fiscaux peuvent alors regarder les déclarations des demandeurs sur les 5 dernières années... et que certains préfèrent cacher leurs opérations fiscales plutôt que de toucher ces 16 600 euros ! Et ils sont nombreux. Très nombreux. Autant dire qu'ils pensent avoir réussi à détourner illégalement plus que les 16 600 euros !!!
Les niches fiscales concernent bien sûr les personnes imposables. Et plus on est imposable, plus on a droit à des niches fiscales.
On apprend aujourd'hui que l'inflation augmente pour TOUS de 3,3%... et les avantages fiscaux pour les plus riches augmentent de 50% en 5 ans.
73 milliards c'est 1200 euros par Français (et par an !), du nouveau né au centenaire. Ce serait 10% d'augmentation du SMIC !
Sarkozy a décidé que seuls les plus riches auraient droit aux largesses de l'Etat. Les plus pauvres peuvent lire "Gala" pour voir comment profitent les plus riches de leurs avantages !
Quel bénéfice pour l'Etat ?
L'Etat est-il au moins capable de mesurer le retour économique de tels avantages octroyés aux plus riches des Français ?
... NON !
Le rapport de 6 députés (gauche et droite confondus) montre que le retour financier pour l'Etat n'est pas possible à évaluer.
Sarkozy nous expliquait pendant la campagne présidentielle qu'il fallait empêcher le départ à l'étranger des personnes imposables à l'ISF qui, disait-il, fuyaient le pays à cause des impôts. La réalité est tout autre : En 2007, il y a 528 000 personnes imposables sur la fortune et environ 850 ont quitté le pays en 2006 ! (Voir Rapport Commission des Finances du Sénat du 20 mai 2008)
Le nombre de personnes imposables sur la fortune augmente chaque année considérablement (merci Sarkozy) et le bouclier fiscal ne fait pas fuir moins hier qu'aujourd'hui certaines personnes. Bilan NUL économiquement.
Quelles solutions ?
Thomas Piketty, conseiller économique de Ségolène Royal, suggère d'engager une véritable "révolution fiscale".
A impôt constant, l'idée serait de revoir la contribution de chacun pour plus de justice fiscale.
Rappelons les propositions de 2007 de Ségolène Royal dans la présidentielle (très proches des propositions faites dans la motion de synthèse du Congrès du PS de 2005) (Voir Le Point) :
- Fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG en un impôt citoyen clair sans niche fiscale. Doté d’une assiette plus large, mais progressif, cet impôt pourrait être prélevé à la source.
- Réformer la taxe d’habitation en la rendant proportionnelle aux revenus.
- Transférer aux collectivités locales les moyens d’exercer leurs responsabilités : une gestion au plus près du terrain permettra de dégager des économies.
- Réduire la pression fiscale portant sur le travail, augmenter celle portant sur le capital.
- Faire reposer les cotisations employeurs sur l’ensemble de la richesse produite (la valeur ajoutée) plutôt que sur les seuls salaires. L’objectif est de favoriser l’emploi sans pénaliser la croissance.
- Développer une fiscalité écologique.
- Créer un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche, l’innovation, l’environnement et pour toutes les éco-industries.
Envisager la création d’une fiscalité mondiale, du type taxe Tobin ou taxation écologique sur les émissions de carbone, qui permettrait de financer des biens publics mondiaux.
Etre responsable, c'est critiquer ce qui ne va pas et proposer des solutions aux problèmes. Dont acte !
mercredi 28 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Constitution
Il y a quelques jours a eu lieu un vote sur les OGM à l'Assemblée... Et les propositions de la Gauche ont gagné d'une voix de majorité. La Droite a invoqué une manipulation, un problème de procédure. En réalité, les députés de Droite étaient absents de l'Assemblée ! Bel exemple de "Travailler plus" cher à Sarkozy, leur chef...
Enfin, chef, ce n'est plus si sûr !
Hier, un amendement contraire aux choix du gouvernement et de Sarkozy est encore majoritaire à l'Assemblée ! Franchement, deux erreurs de procédure, ce n'est pas sérieux.
Et effectivement, il n'y a pas l'ombre d'un doute cette fois (ce qui était déjà le cas avec les OGM d'ailleurs), Sarkozy n'a plus la confiance des élus UMP et encore moins la ministre de la Justice, considérée par beaucoup comme incompétente (même à l'UMP...). Point d'erreur de procédure, COUAC politique majeur plutôt !
Les annonces de Sarkozy sonnaient creux aux oreilles des Français depuis plusieurs semaines (le dernier sondage catastrophique à 35% d'opinions favorables pour Sarkozy en est la preuve).
Et ces mêmes annonces sonnent maintenant creux aussi aux oreilles des députés qui voient bien dans leurs circonscriptions que le pays va droit dans le mur, et en courant en plus !
La Gauche a l'ambition de faire de cette révision constitutionnelle une avancée pour la démocratie (temps de parole du Président comptabilisé par le CSA, pouvoir accru pour le Parlement, réforme du Sénat, pouvoir à l'opposition parlementaire, dose de proportionnelle à l'Assemblée, etc. ) espérons qu'elle réussira. Le pays en a besoin.
dimanche 25 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Culture 1
En 2006, lors de la Convention de l'UMP sur la Culture, Sarkozy annonçait crânement : "L’UMP prépare un projet politique pour la France, fondé sur une vision pour notre pays. Ce projet a une ambition culturelle ; mieux, il est fondamentalement culturel. Redresser notre économie, assurer le plein emploi, donner une place à chacun, rendre la réussite accessible à tous, moderniser et ouvrir notre démocratie, notre projet n’a en réalité qu’un seul objectif : que la France soit de nouveau une terre qui brille, qui brille dans tous les domaines, et notamment dans la science, les arts, les lettres et la culture."
Après un an de pouvoir, le résultat est tout autre de l'ambition claironnée.
Crédits en baisse :
Les crédits du ministère de la culture sont en forte baisse depuis l'instauration de la RGPP (Révision ou Réforme ou Récession Générale des Politiques Publiques). La ministre parle même d'"austérité" concernant son budget.
En baisse est un mot faible puisque l'on parle de 20% minimum (mais on sait qu'il faut ajouter à cela des crédits gelés qui sont parfois simplement annulés en fin d'année). Le pire est à craindre concernant notamment les aides aux associations, troupes, lieux de culture, artistes... (Voir Libé)
Ceci-dit, le ministère de la Culture avait même failli disparaître dès le premier gouvernement Fillon (Voir Nouvel Obs) et une pétition de personnalités avait influé pour que cela ne se produise pas.
A défaut de supprimer le ministère, Sarkozy l'empêche d'agir en supprimant ses crédits ! ...ce qui revient un peu au même !
Rentabilité / Privé :
Sarkozy souhaite aussi que la production culturelle corresponde aux voeux des citoyens. Il semble ne pas vouloir aider l'émergence de nouveaux talents mais orienter les aides vers ce qui marche déjà. Les petites structures innovantes, les petits artistes risquent de disparaitre tout simplement.
Et pour achever le tout, Sarkozy souhaite un financement de la culture par le privé (les entreprises) !
Bénéficiaires attendus de cette ouverture facilitée (sur l'imposition certainement), toujours les grosses structures, les plus grands artistes, les manifestations prestigieuses.
Avec Sarkozy la culture n'est plus populaire mais populiste. Ce n'est plus Arte mais TF1 ! (Rappelons d'ailleurs que Bouyghes est un ami du Président).
Sarkozy ennemi de la culture ?
Sarkozy se méfie de la culture (Voir Rue 89) et de ses acteurs. Leur liberté sans doute l'inquiète. D'où sa volonté de les faire disparaitre sans doute.
Au delà, le style Sarkozy sent vraiment l'absence affichée de culure. Dans son verbe, ses idées, tout est populiste, vulgaire parfois. La Culture semble lui être étrangère.
Aurait-il peur de ce qu'il méconnait ?
Parti d'une bonne idée, la fin de la pub à la télé, le projet de Sarkozy est certainement plus vicieux que cela.
Il ne faut pas perdre de vue plusieurs choses : D'une part la proximité de Sarkozy avec la plupart des grands patrons, ajouter la proximité de Sarkozy avec la culture américaine, et compléter par la méfiance de Sarkozy vis-à-vis de la culture.
On mélange tout cela et on obtient une télévision d'abord sans pub (ça c'est le plus voyant).
On progresse dans le temps et on introduit de plus en plus de place de l'Etat dans les choix des télévisions publiques (choix des animateurs mais aussi des programmes). En effet n'est-il pas admis que celui qui commande c'est celui qui paye.
Et puis on progresse encore dans le temps et la télévision publique se met à coûter cher alors on supprime une chaîne en argumentant sur le coût trop élevé à payer pour la faire fonctionner. Ceci dans le cas où les chaines publiques voudraient garder une indépendance politique par rapport au gouvernement !... ce qui est possible (espérons le).
Bref, résultat des courses, une télé plus chère, inféodée au pouvoir en place et/ou vendue au privé...
Le pire n'est jamais certain mais je me méfie de Sarkozy et de l'UMP quand je vois le fonctionnement local du maire de Tarbes. S'il est à l'image de son président, alors le pire est à craindre sur la main-mise du pouvoir sur la culture et la communication.
Une solution parmi d'autres :
10% du budget de la culture (chiffre indicatif à déterminer par exemple avec une fourchette - entre 5 et 15% par exemple) de tous les niveaux (du local au national) devrait aller à de nouveaux artistes qui n'ont pas été aidés ou qui n'ont été aidés qu'une fois.
Cela permettrait déjà à de nouveaux talents d'avoir une chance d'émerger, de se faire connaitre du public et des autres acteurs de la culture.
Sauvons la culture :
Un site hébergé par 20-minutes s'intitule "Culture en Danger" et propose un manifeste à signer pour réagir face aux baisses de subventions attribuées à la culture, face à la rentabilité introduite dans la culture, face aux emplois menacés dans la culture, et pour garantir la diversité des créations, la popularisation de l'art, la promotion de l'éducation artistique menacée elle aussi.
dimanche 18 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Santé 1
On disait pour rire il y a quelques années : Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.
Avec Sarkozy, il suffit dorénavant de dire : Il vaut mieux être riche que pauvre, sous-entendu parce que la santé va maintenant avec l'argent.
Une santé à deux vitesses :
L'institut de recherche et de documentation en économie de santé (IRDES) révélait en avril que les ménages aux revenus les plus faibles consacrent 10% de leur revenu pour se soigner contre 3% seulement pour les plus riches.
Parmi ceux qui manquent souvent d'assurance complémentaire on trouve les jeunes et les personnes âgées, premières victimes de Sarkozy en matière de santé.
Le nouvel impôt Sarkozy de 50 cts par boîte de médicament, celui de 50 cts pour les actes paramédicaux, celui de 2 euros pour les transports sanitaires, sont autant d'impôts qui pèsent plus lourdement sur les plus modestes. A cela s'ajoute les déremboursements de milliers de médicaments, les forfaits hospitaliers...
Des personnes préfèrent souvent manger tout simplement plutôt que faire des examens médicaux.
La santé dans les Hautes-Pyrénées :
Plans de restructuration à l'hôpital de Lourdes, fermeture de la maternité de Lannemezan, explosion des heures supplémentaires toujours pas payées, déficit abyssal de l'hôpital de Tarbes...
Faute de donner des ressources aux structures hospitalières sur lesquelles pèsent tous les frais lourds (urgences, formation, maladies les plus difficiles), le gouvernement ferme ici et là, réduit le personnel, exploite celui qui reste.
Pourtant les personnels et les élus obtiennent, parfois devant les tribunaux, des avancées.
Lourdes :
Le directeur envisageait de fermer de 20 à 28 lits et supprimer 16 postes de soignants.
Devant la mobilisation du personnel, le président du Conseil d'Administration a rencontré l'ARH (Agence Régionale d'Hospitalisation) et a ajourné la demande du directeur.
Le personnel reste inquiet et il a raison. Le récent rapport Larcher (sur le regroupement des hôpitaux) et le maintien du système de tarification à l'acte ne sont pas là pour les rassurer.
Lannemezan :
L'ARH ferme dans la plus grande précipitation la maternité de Lannemezan sous prétexte que la sécurité des parturientes ne serait pas assurée.
Ces femmes se retrouvent donc obligées d'aller accoucher à des heures de chez elles si la neige des vallées est présente. La ministre Bachelot avait confirmé la fermeture malgré la protestation locale et l'absurdité de la décision.
Le Tribunal Administratif (TA) de Pau annule ce 6 mai 2008 la décision de l'ARH de ne pas renouveler l'autorisation d'activité de soins obstétriques de Lannemezan en prenant en compte que les femmes se trouveraient alors à plus de 45 minutes d'une maternité (durée fixée par la loi) ce qui mettraient les femmes désirant accoucher "en danger".
Le juge du Tribunal revient aussi sur la qualité des soins en les considérant suffisament compétents pour agir dans tous les domaines concernés.
Avec le plus grand mépris, l'ARH décide de maintenir la fermeture de l'hôpital en faisant une critique tant sur la forme (un délai de deux mois de recours n'aurait pas été respecté, ce qui est faux) et sur le fond en faisant Appel de la décision du TA.
samedi 17 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Justice 1
"Je veillerai rigoureusement à l’indépendance de la justice, notamment en lui donnant les moyens nécessaires à sa mission". Cette phrase figure sur le site de l'UMP et fait partie de la multitudes de promesses faites par Sarkozy en 2007.
Et comme les mots "Démocratie", "Dialogue", ne figurent pas dans les propositions de Sarkozy cela donne le résultat suivant...
La réalité :
Arrivée en catimini à Pau, Rachida Dati, a invité in extremis les parlementaires concernés par ses propositions de fermetures de tribunaux. En fait de propositions il s'agissait surtout de leur faire part des décisions déjà prises.
Le Canard Enchaîné a d'ailleurs révélé les documents de décisions de fermetures de tribunaux alors que la ministre faisait croire qu'il y avait concertation entre les acteurs concernés.
Même les élus UMP se sont révoltés des méthodes dictatoriales de la ministre de la justice (Voir Lourdes Info). Même le ministre de la défense reconnaissait la rudesse des méthodes de Dati (Voir ici).
Dans les Hautes-Pyrénées ce sont des fermetures du greffe de Lannemezan, de tribunaux prud'hommaux, des Tribunaux d'instance de Lourdes et Bagnères de Bigorre, de l'instruction du Tribunal de Grande Instance de Tarbes et tout cela sans tenir compte ni de la réalité des affaires traitées, ni des propositions faites par les responsables locaux de la justice ou par les avocats.
Piston pour les amis :
Tout le monde n'est pas traité à la même enseigne en France.
Oloron garde son Tribunal pour une activité similaire à celle de tribunaux qui ferment dans les Hautes-Pyrénées !
Comment faire confiance à un gouvernement qui joue du copinage, du passage en force, qui accentue les inégalités entre les territoires ? Qui peut s'étonner des baisses régulières de popularité de Sarkozy et de son Premier ministre ?
Les députés ont écrit à la ministre pour leur faire part à la fois de leur mécontentement mais aussi des propositions alternatives à ses décisions (Voir ici) mais pour un résultat nul.
Les hauts-pyrénéens ne vous souhaitent pas un bon anniversaire Monsieur le Président !
mercredi 14 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : OGM et écologie
Malgré la volonté du gouvernement de faire entrer les OGM dans nos assiettes, le projet de loi a été rejeté hier d'une petite voix par l'Assemblée Nationale : 136 voix à 135 (soit 271 voix exprimées sur 273 présents alors que les parlementaires sont 577... )
Quand on sait que les députés UMP sont 318, on peut se demander : Mais où étaient-ils ces députés qui veulent plus de pouvoir au Parlement mais ne siégent pas ? Les députés socialistes étaient présents eux.
La droite ne s'est donc pas déplacée pour voter le texte voulu par Sarkozy. Voilà un beau cadeau d'anniversaire pour le Président qui s'était engagé personnellement dans ce texte !
Pression des lobbies et manoeuvres de couloirs :
Depuis des mois des entreprises du type Monsanto et autres semenciers font pression sur les députés UMP pour qu'ils adoucissent le texte sur les OGM, ce que dénonçait d'ailleurs le 1er avril un sénateur UMP de la Manche !
Ces lobbies savent que le diable se cache toujours dans les détails. Ils ont demandé que le Haut Conseil sur les OGM soit composé de personnes choisies comme il faut. Autant dire favorables aux idées de la majorité UMP et pas indépendantes comme n'importe quel naïf aurait pu le croire.
Ils ont aussi obtenu que ce soit l'agriculteur qui soit responsable de la dissémination et pas eux.
Toutes ces propositions ont été proposées par des députés UMP alors qu'elles émanaient des représentants des semenciers ! Si ça ce n'est pas du lobbying ! (Voir le Canard Enchaîné du 23 avril).
Episodes à rebondissements :
Ce projet de loi sur les OGM (Rappelons qu'un projet de loi est issu du gouvernement alors qu'une proposition de loi est issue des parlementaires), a eu un parcours mouvementé.
La Gauche avait réussi à faire adopter un amendement visant à protéger les écosystèmes locaux et ceci avec le soutien bienveillant de la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Première giffle pour Sarkozy !
Et puis la machine pro-OGM de l'UMP s'est remise en marche en modifiant l'article de 1 de la loi sur la possibilité de commencer avec et sans OGM. (L'UMP a ajouté "avec et" alors qu'il n'y avait que "sans" au départ.)
Ensuite les problèmes sur la teneur en OGM autorisée (0,9% pour Monsento et l'UMP et 0,1% pour les opposants aux OGM) devait être confié dans la loi à une autorité ad-hoc, ainsi que la distance entre une culture OGM et une culture non-OGM.
Le passage en force de Sarkozy :
Le groupe PS a demandé à être reçu par Sarkozy pour trouver un texte qui corresponde mieux aux voeux des parlementaires et de la population. En vain !
Loin de respecter le choix des députés, Fillon soumet aujourd'hui le texte à une commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) pour donner le temps aux députés UMP de retrouver le chemin de l'Assemblée...
Combien de temps les Français vont supporter les caprices de Sarkozy ?
Les OGM dans les Hautes-Pyrénées :
Après des recoupements d'informations le groupe PS du Conseil Général avait réussi à trouver la quantité de surfaces cultivées avec des OGM dans le département.
On a ainsi pu constater que des maires, des conseillers généraux, ont des cultures OGM sur leur territoire sans le savoir.
Seule la surface est connue mais pas le lieu. Des centaines d'hectares sont concernés dans les Hautes-Pyrénées !!
Celui qui veut cultiver bio ne peut pas savoir si son voisin fait ou pas de l'OGM. Où est la possiblité de consommer alors SANS OGM ???
mardi 13 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Immigration 1
Un intervenant de France Inter disait qu'il était impossible de vivre en France sans ressources.
Les sans-papiers n'ayant pas droit au RMI, s'ils vivent en France c'est qu'ils travaillent. Et pas toujours au noir ! Parfois ils payent les cotisations sociales sur leurs salaires. En toute illégalité !
L'hôtellerie et la restauration, réputés pour leurs horaires de travail difficiles, semblent apprécier cette main d'oeuvre souvent volontaire pour à peu près n'importe quel travail et pour un salaire minimaliste.
Un patron du Batiment (BTP) disait un autre jour, toujours sur France Inter, que l'avantage des sans-papiers c'est qu'ils ne se plaignaient pas pour travailler le dimanche ou le matin très tôt, qu'ils faisaient autant d'heures sup qu'on le leur demandait.
Ces mêmes patrons qui votent Sarkozy sont ainsi les premiers à utiliser, exploiter plutôt, les immigrés clandestins.
25000 en 2007, 26000 en 2008 :
Aucun chiffre n'est donné par Sarkozy et le gouvernement sur le nombre de sans papiers en France, ni sur les présents, ni sur ceux qui entrent encore ou qui sortent. Pourtant Sarkozy annonçait 25 000 expulsions en 2007 et 26 000 en 2008.
De l'effet d'annonce plus qu'une politique raisonnée ! Du bling-bling ! ...qui conduit à des morts ici et là de personnes fuyant devant des policiers sous pression et à qui Sarko demande des comptes.
Ce régime Sarkozy sent la dictature, le nationalisme crétin. Ca en a le goût, ça en a l'odeur.
L'UMP serait-il une Union pour un Mouvement Populiste ?
lundi 12 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Affaires Etrangères1
Interview de Jean-Pierre Dubois (Ligue des Droits de l'Homme par Nicolas Buzdugan dans le Nouvel Observateur, (le mardi 6 mai 2008)
Sur un plan international, comment jugez-vous cette première année de mandat ?
Là, nous avons vraiment une situation contradictoire. Nicolas Sarkozy avait été très dur envers Jacques Chirac pendant sa campagne. Il nous expliquait, notamment, que son prédécesseur s'était couché devant Vladimir Poutine et que lui serait courageux face au despote. Il a également fait un grand discours aux ambassadeurs en septembre dernier en expliquant que les droits de l'Homme serait au centre de la politique étrangère de la France. Résultat : non content d'avoir rencontré le président Poutine, il a été le seul dirigeant des grandes démocraties à déclaré que les élections législatives russes s'étaient parfaitement déroulées. Je ne parle même pas de l'accueil réservé au colonel Khadafi lorsqu'il est venu à Paris ou du prolongement de la politique de la Françafrique.
Et puis il y a eu tout récemment cet incroyable discours à Tunis où il a finalement conseillé au président Ben Ali de continuer à torturer et à emprisonner les dissidents politiques parce que cela arrange tout le monde.
Nicolas Sarkozy n'est même pas au niveau de George Bush qui a reçu, comme Angela Merkel, le dalaï lama. Notre chef de l'Etat, lui, n'y arrive pas. Même par rapport à des gens qui ne sont quand même pas des modèles de laxisme gauchiste, on a l'impression qu'il est totalement paralysé, aux antipodes de ce qu'il avait annoncé.
Nous ne demandons pas de faire de l'angélisme, mais il y a des limites à l'indécence. La Chine est un grand marché, certes. Mais la Tunisie ? Si nous ne pouvons même pas dire à un pays comme la Tunisie qu'il doit respecter les droits de l'Homme, on peut se demander à qui nous allons le dire. Peut-être au Liechtenstein…
La politique atlantiste de Nicolas Sarkozy, ce rapprochement incongru avec le président américain, cette fascination pour le monde outre-Atlantique, marque en revanche une vraie rupture avec la politique de son prédécesseur. Une rupture avec le gaullisme, tout simplement.
Frédéric Laval :
Voilà un bon résumé des événements récents. Pourtant le 29 avril 2007, Sarkozy annonçait en meeting : "Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchéchénie ou au Darfour. Le silence est complice. Je ne veux être complice d'aucune dictature à travers le monde."
En octobre Sarkozy était en Russie, il n'a pas abordé le sujet de la Tchéchénie. En décembre il accueillait Kadhafi !
Maintenant le discours de Sarkozy c'est : "La France doit parler à tout le monde" !
Est-ce vraiment ce candidat devenu Président que les Français voulaient ?
dimanche 11 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Intérieur 1
En matière de sécurité, Sarkozy nous rejoue en permanence la scène du danger présenté par la jeunesse délinquante pour les Français moyens (l'électorat le plus régulier).
Victor Hugo disait "Ouvrir une école c'est fermer une prison". Sarkozy l'a adapté en : "Puisque je ferme des écoles, je dois ouvrir des prisons". Même logique mais une politique bien différente !
Bien sûr qu'il y a des jeunes délinquants. A Tarbes nous avons le célèbre délinquant nationalement connu : Jason G. A lui seul il receuille la moitié des faits de délinquance des jeunes dans la ville.
Au Far West, quelque soit son âge, on l'aurait pendu haut et court !
Mais la France n'est pas le Far West cher à Sarkozy. On y éduque nos enfants. On y éduquait nos enfants je devrais dire. Avec Jospin, et Ségolène Royal à l'enseignement scolaire, il y avait des heures de soutien pour les enfants en difficulté. Cela a disparu sous Sarkozy. Les heures officielles n'arrivent même pas à être financées sur les horaires attribués aux établissements, même dans l'unique ZEP du département, dans mon canton, à Laubadère.
Après ça, bien sûr, des enfants non encadrés par des adultes ne deviennent pas tous délinquants. Mais ceux qui n'ont pas un cadre familial favorable ont tout de même moins de chance de s'en sortir.
Quand on voit en plus ses parents sombrer dans la misère par une politique économique désastreuse, cela ne donne pas confiance aux jeunes dans notre système social.
Sarkozy construit donc des centres éducatifs fermés. Les prisons sont déjà plus pleines qu'elles ne l'ont jamais été : 63 000 détenus pour 50 000 places.
Sarkozy nous annonce que nous allons passer à 80 000 détenus. A croire qu'il sait qu'il va encore réduire les moyens attribués à la prévention !
Le raisonnement libéral donne la réponse à cette politique : L'avantage de la repression sur la prévention, c'est qu'elle coûte moins cher pour l'Etat.
Prévention de la délinquance :
Pour preuve de cette politique du tout répressif, la baisse le 21 février, de 20% de l'enveloppe interministérielle consacrée à la prévention de la délinquance. L'accès à la justice et l'aide aux victimes n'y sont plus prioritaires. (Source Canard Enchaîné du 9 avril 2008).
Localement, le maire de Tarbes veut utiliser les maigres moyens du comité départemental de prévention de la délinquance pour installer des caméras de vidéo surveillance. La politique locale de l'UMP est identique à la politique nationale. Trémège n'est finalement qu'une copie de Sarkozy mais à son échelle.
Même dans ce secteur, les maires devront se répartir nationalement les 40,5 millions d'euros qui restent. Avec un peu de chance, on ne verra pas fleurir ces caméras à Tarbes ou alors juste en face de la mairie comme d'habitude !
Prévention / Répression :
La prévention s'adresse à tous alors que la repression ne s'adresse qu'à ceux qui dévient des règles. Et puis la délinquance, c'est bon pour la droite. On dit qu'un électeur du Front National (et donc de Sarkozy maitenant) c'est un électeur de gauche qui s'est fait cambriolé 3 fois !
Sarkozy et Trémège font de l'économie et de la manoeuvre politique avec la sécurité. Il est certain que seule la Gauche pourrait commencer à résoudre ce problème. Par une politique de prévention certes plus coûteuse que la répression mais plus efficace à moyen terme.
samedi 10 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Economie 1
Le 18 décembre 2006, le candidat Sarkozy annonçait : "Restructurations, désindustrialisation, délocalisations,... Je n'accepterai pas que l'on dise : Les usines c'est fini, le plein emploi c'est fini."
Ici, dans les Hautes-Pyrénées, la SCT, Société des Céramiques Techniques, a 170 salariés. Disons plutôt "avaient" 170 salariés. Une croissance du CA de 15% par an... et qui veut licencier 66 salariés le 30 novembre 2008. Pour les salariés menacés le motif est simple. C'est le bon moment pour vendre l'entreprise et récupérer un maximum de capitaux. D'ici là le propriétaire actuel (LMBO) souhaite donner au futur repreneur une entreprise aux effectifs réduits mais avec un carnet de commandes suffisant.
Un entrepreneur volontaire chercherait de nouveaux débouchés pour cette entreprise de pointe dans le secteur. Des objectifs à courte vue semblent plutôt mobiliser direction et propriétaire.
Et que fait Sarkozy de ses promesses ?
Le 18 décembre toujours : "Je n'accepterai pas qu'après 36 ans de travail on gagne 1200 euros par mois !".
L'inflation est telle que le SMIC a dû être revalorisé d'office. Du jamais vu ou presque depuis longtemps.
Pire, l'Observatoire national de la pauvreté signale que 7% de travailleurs vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 1,7 millions de personnes !
La baisse globale de pouvoir d'achat à telle que plus personne n'est à l'abri. Les produits les moins chers sont maintenant recherchés par tout le monde, les supermarchés parlent de baisse de leur CA. Dans ces mêmes supermarchés on voit apparaître un rayon spécial pauvres. Enfin, ils appellent ça "engagement prix bas" avec l'argument publicitaire "Des produits du quotidien à prix hard discount".
Telle est la campagne publicitaire actuelle du Géant Casino de Tarbes !
Le président du pouvoir d'achat n'avait pas signalé que c'était "De la baisse du pouvoir d'achat". Naïvement certains ont cru qu'il parlait d'augmenter notre pouvoir d'achat.
Finalement, après 36 ans, on gagne toujours 1200 euros, voire moins (certains sont au SMIC depuis toujours) mais avec ce même salaire on achète moins et même beaucoup moins (Les prix de l'Essence et du Gaz ont explosé).
Augmentation pouvoir d'achat :
Bien sûr, tout le monde n'est pas perdant. Ainsi le maire de Tarbes et ses adjoints se sont augmenté de 40 à 120 % le premier jour de leur nouveau mandat.
Dans une tentative politicienne grossière, Trémège (le maire et président du Grand Tarbes) a même proposé d'augmenter les indemnités du Président (et des Vice-Présidents) du Grand Tarbes.
Sachant que 4 Vice-Présidents sur 8 sont socialistes, il espérait ainsi les piéger. Ils ont bien entendu refusé. Mais quel scandale cette façon de procéder en pleines difficultés financières pour presque tous les citoyens.
Cela n'est rien cependant à côté de Sarkozy qui s'est octroyé 170% d'augmentation en 2007 après l'augmentation de 70% des ministres en 2003.
Arrêtons là pour aujourd'hui les mauvais exemples de l'UMP et la politique à ne pas suivre.



































