Frédéric LAVAL, Conseiller Général des Hautes-Pyrénées

Ce blog est à la fois un outil de réflexion politique à Tarbes et dans les Hautes-Pyrénées, mais il sert aussi à faire connaître le département.

dimanche 14 juin 2009

Parti Socialiste : Erreurs de campagne

Voici quelques idées qui expliquent selon moi une partie du désastre subi par les socialistes aux Européennes.

Lendemain_de_defaiteLe projet : Aubry s'est empressée de signer le "Manifesto" avec d'autres partenaires sociaux-démocrates européens. Les militants n'ont pas été associés à cette démarche, et les citoyens encore moins. Au PS, la Direction décide et les militants doivent obéir et les électeurs voter...

La division du PS : Après (et pendant) le Congrès de Reims, le PS n'a été que insultes, exclusions, mépris, vengeance, chasse aux sorcières. Comment s'étonner que les électeurs ne soient pas attirés ! Rien n'a été fait, au niveau local, comme au niveau national, pour réunifier le PS. Va-t-il falloir attendre la défaite aux Régionales de mars 2010 ?

Un PS construit sur l'opposition : D'abord une opposition à Sarkozy, terrain très concurrentiel (Modem, NPA, FdG, etc.) où le PS n'est pas identifié comme leader. Une opposition interne à Ségolène Royal. Le Congrès de Reims a été celui de la coalition des antis sans aucune base politique commune. Battre Ségolène Royal a été l'alpha et l'oméga du PS depuis des mois avant le Congrès et a continué après. Rien de bon ne se construit avec comme seule base l'opposition. Les électeurs nous l'ont fait comprendre.

Pas de leader : Que ce soit Cambadélis, directeur de campagne, ou Martine Aubry, aucun des deux animateurs de la campagne n'était candidat aux élections. L'appareil dirigeant du Parti était en campagne devant les électeurs et les candidats réels relégués au second plan. Tout l'inverse de ce qu'ont fait les Verts en mettant un acteur extérieur, lui-même candidat, comme chef de campagne. Il est clair que si la campagne avait été confiée à un européen convaincu, déjà élu comme Vincent Peillon par exemple, la campagne n'aurait pas été aussi catastrophique. La volonté permanente du PS d'écraser toute tête qui dépasse (celle de Peillon dans ce cas) empêche la réussite.

Bulletins : Difficile de faire un bulletin de vote pire que celui du PS. Illisible, introuvable, avec un tout petit logo socialiste. Même ceux qui voulaient voter PS devaient avoir une volonté de fer pour réussir cet exploit !

Les listes : Elles ont été imposées à la base, et après aux électeurs, que ce soit le choix des personnes, ou des lieux d'implantation (Weber dans le Centre, Peillon dans le Sud-Est,...). Localement, alors que nous avions 3 candidats, les militants n'ont pas eu leur mot à dire. Même le Bureau Fédéral n'a pas voté ! Tout a été fait pour démobiliser les militants. Qui plus est, la désignation du fils Durrieu ne peut que heurter l'esprit républicain de tout militant.

Université du PS : Pendant la campagne nous étions invité à nous inscrire à l'Université d'été du PS à La Rochelle. Ce que j'ai fait ! Et puis, après la défaite des Européennes, nous apprenons que les places sont limitées par département (8 dans les Hautes-Pyrénées), et qu'il sera, pour la première fois, impossible de s'inscrire sur place. Le PS se ferme sur lui-même, contrôle, surveille. Ces signes de peur, de repli, sont un signe de mauvaise santé de notre Parti.

Décisions après la défaite : On pouvait espérer une tempête, un changement, tant local que national. Ce fut rien ! Aubry garde les mêmes, ne change pas de ligne, et multiplie les hochets pour féliciter tout le monde sans doute. Et localement, malgré les échecs de mobilisation, rien n'est fait non plus pour enrayer la chute. L'objectif semble d'attendre qu'un miracle sauve le PS aux Régionales mais sans chercher à lutter contre les causes de l'échec aux européennes. Ne serait-il pas temps de changer vraiment, les têtes, les textes, les méthodes ?

Posté par fred65 à 11:07 - Politique nationale - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Mort du PS

Le PS est mort

Le PS, vieux parti qui a connu tant de bataille, tant d’échecs impitoyables et tant de succès brillants,

Le PS est mort

Mort assassiné par la carence de pseudo leaders à l’ambition démesurée et aux compétences étriquées
Mort assassiné par l’incurie totale et narcissique de cadres tant nationaux que locaux qui n’ont vu dans ce parti qu’un moyen facile de promotion personnelle
Mort assassiné par cette masse d’élus qui ont trop vite oublié ce qu’ils devaient d’abord aux électeurs et ensuite à ce parti et à ses militants

Mort enfin, assassiné par ces seconds couteaux qui ont cru et croient toujours en leur destin national et à leur vocation à entrer dans l’Histoire alors qu’ils ne sont et ne seront jamais que des supplétifs sans gout et sans saveur,

Ils ont cru un instant porter la grandeur d’une idée, alors qu’ils ne témoignaient que de l’arrogance de leur carriérisme
Ils se sont vu un temps héritiers exclusifs de Jaurès, de Blum ou de Mendes , mais ils ont oublié les sacrifices que ces derniers ont consentis pour la France

La politique a aussi ses « traders fous »,
Fous de gloire se contentant de gloriole,
Fous de pouvoir se satisfaisant d’écraser

La politique a aussi sa « Star Ac »
et ses mauvais chanteurs aussi creux qu’insipides et vulgaires, et regardez les, simplement aujourd’hui 15 juin :
Delanoe qui se pose en sauveur miraculeux, Valls qui se porte candidat pour 2012, Aubry qui, pitoyable ado prise en flagrant délit d’incompétence, crie à qui veut l’entendre, « c’est pas moi c’est les autres »

Le dédain, l’insolence, la morgue, la superbe, sont les seules choses que le PS offre à ses militants, mais aussi à l’électorat.

Il fut un temps où être socialiste était respectable, même par ceux qui ne partageaient pas nos opinions.
Aujourd’hui c’est au mieux comique, mais le plus souvent c’est une insulte.

Alors il faut avoir le courage d’être lucide : le parti socialiste est mort

Mais le socialisme est vivant.

Il est vivant mais demande des comptes

Compte de notre attitude à l’égard du pouvoir. Car n’en doutons pas, s’il faut exclure toute collaboration avec l’UMP, l’Histoire nous reprochera de ne pas avoir participé, certes en maintenant nos différences, à l’effort de redressement national.
L’Histoire nous reprochera de nous être contenté d’attaques personnelles sans intérêt, de nous être satisfait d’un anti sarkosysme primaire
L’Histoire nous reprochera d’avoir « zappé » les 2 prochaines années qui seront extremement dures et d’avoir renoncé à proposer nos idées, à influencer un pouvoir par forcément stupide, à plaider la cause de ceux qui sont oubliés.
L’Histoire nous reprochera d’avoir oublié que nos adversaires ont eux aussi le sentiment de la grandeur de notre pays et qu’on pouvait les combattre dans l’honneur

Mais le sentiment de la grandeur de la France existe-t-il toujours rue de Solférino ?

Le PS est mort comme est morte la SFIO, parce qu’un jour nous avons oublié le but de notre engagement

Jean Louis MAILS

Posté par JLM, lundi 15 juin 2009 à 14:23

Dernière minute ...

Dernière minute:

De notre correspondant à la section PS de Tarbes:

Notre correspondant intérimaire et intermittent nous indique qu'il a failli se passer quelque chose à la section PS de Tarbes.
Fort heureusement, il ne s'est rien passé
Nous attendons, afin de vous en faire part, des précisiopns sur ce qui ne s'est pas passé
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ce qui ne se passera pas

Posté par JLM, mercredi 17 juin 2009 à 11:02

Toute dernière minute ...

Toute dernière minute:

AVIS DE RECHERCHE

Notre correspondant nous indique qu'il a perdu tout contact avec la section PS de Tarbes.
Nous lançons ici un avis de recherche auprès de tous les Tarbais.
Donc si par un hasard et inadvertance coupable, vous trouvez une section glauque et désemparée, avec ses miltants écoeurés mais toujours vaillants, portant l'étiquette délavée et jaunie "PS", prière de la rapporter où vous voulez
Forte récompense si vous la gardez (de toute façon elle ne servait plus à rien)

Posté par JLM, mercredi 17 juin 2009 à 11:09

In extremis .....

In extremis

AVIS DE DECES

Nous avons le regret infini et eternel de vous faire part de la disparition prématurée du MODEM, fauché à la fleur de l'age ingrat et en pleine ascencion vers des sommets abyssaux
Ce décès est dû dit-on à une enflure démesurée et déraisonnable de l'égo d'un cerveau maintenant bien ramolli.
Cette disparition a eu pour effet totalement inattendu une dangeureuse dilatation de la rate de l'Union pour la Majorité en Patagonie.
Les regrets, condoléances et compliments divers sont reçus avec joie et allegresse pour moi même et en persone qui vous en délivrera recepissé dans les toilettes.

Posté par JLM, mercredi 17 juin 2009 à 11:17

Sauvons Willy!!

Non, les Hautes Pyrénées et le national qui se meurent peuvent être sauvés !! Ne plus y croire sous entendrait quitter le navire.
Je reviens de Paris où j'ai pu bosser avec le SN et 30 SF à l'éducation : c'est possible et vous en dirai 2 mots à un autre moment (là, c'est la fête des pères - bonne fête à tous ceux qui le sont-, et celle de la musique.
Alors à plus tard, Willy est en survie, il n'en tient qu' à nous tous de le sauver.
Ne pas s'encombrer des mauvaises ondes, c'est la nature.

Posté par C.CLOS, dimanche 21 juin 2009 à 11:55

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