samedi 10 mai 2008
Anniversaire Sarkozy 1 an : Economie 1
Le 18 décembre 2006, le candidat Sarkozy annonçait : "Restructurations, désindustrialisation, délocalisations,... Je n'accepterai pas que l'on dise : Les usines c'est fini, le plein emploi c'est fini."
Ici, dans les Hautes-Pyrénées, la SCT, Société des Céramiques Techniques, a 170 salariés. Disons plutôt "avaient" 170 salariés. Une croissance du CA de 15% par an... et qui veut licencier 66 salariés le 30 novembre 2008. Pour les salariés menacés le motif est simple. C'est le bon moment pour vendre l'entreprise et récupérer un maximum de capitaux. D'ici là le propriétaire actuel (LMBO) souhaite donner au futur repreneur une entreprise aux effectifs réduits mais avec un carnet de commandes suffisant.
Un entrepreneur volontaire chercherait de nouveaux débouchés pour cette entreprise de pointe dans le secteur. Des objectifs à courte vue semblent plutôt mobiliser direction et propriétaire.
Et que fait Sarkozy de ses promesses ?
Le 18 décembre toujours : "Je n'accepterai pas qu'après 36 ans de travail on gagne 1200 euros par mois !".
L'inflation est telle que le SMIC a dû être revalorisé d'office. Du jamais vu ou presque depuis longtemps.
Pire, l'Observatoire national de la pauvreté signale que 7% de travailleurs vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 1,7 millions de personnes !
La baisse globale de pouvoir d'achat à telle que plus personne n'est à l'abri. Les produits les moins chers sont maintenant recherchés par tout le monde, les supermarchés parlent de baisse de leur CA. Dans ces mêmes supermarchés on voit apparaître un rayon spécial pauvres. Enfin, ils appellent ça "engagement prix bas" avec l'argument publicitaire "Des produits du quotidien à prix hard discount".
Telle est la campagne publicitaire actuelle du Géant Casino de Tarbes !
Le président du pouvoir d'achat n'avait pas signalé que c'était "De la baisse du pouvoir d'achat". Naïvement certains ont cru qu'il parlait d'augmenter notre pouvoir d'achat.
Finalement, après 36 ans, on gagne toujours 1200 euros, voire moins (certains sont au SMIC depuis toujours) mais avec ce même salaire on achète moins et même beaucoup moins (Les prix de l'Essence et du Gaz ont explosé).
Augmentation pouvoir d'achat :
Bien sûr, tout le monde n'est pas perdant. Ainsi le maire de Tarbes et ses adjoints se sont augmenté de 40 à 120 % le premier jour de leur nouveau mandat.
Dans une tentative politicienne grossière, Trémège (le maire et président du Grand Tarbes) a même proposé d'augmenter les indemnités du Président (et des Vice-Présidents) du Grand Tarbes.
Sachant que 4 Vice-Présidents sur 8 sont socialistes, il espérait ainsi les piéger. Ils ont bien entendu refusé. Mais quel scandale cette façon de procéder en pleines difficultés financières pour presque tous les citoyens.
Cela n'est rien cependant à côté de Sarkozy qui s'est octroyé 170% d'augmentation en 2007 après l'augmentation de 70% des ministres en 2003.
Arrêtons là pour aujourd'hui les mauvais exemples de l'UMP et la politique à ne pas suivre.
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